Gestion discrétionnaire
Les décisions faites dans le cadre d’un mandat de gestion discrétionnaire comme celui de PDJ sont exécutées selon la connaissance des besoins et objectifs préétablis avec le Client, mais sans que les Clients ne soient contactés lors des transactions.
Style valeur et gestion active de la répartition d’actifs
Nous n’adoptons pas la populaire approche de sélectionner une répartition d’actifs relativement fixe dans le temps à environ 70% en actions et 30% en obligations, puis de l’ajuster à la baisse à mesure que l’âge de l’investisseur augmente.
Notre approche est de style « valeur » et nous investissons à long terme. La gestion du portefeuille sera caractérisée par une gestion active des titres en portefeuilles. Cela signifie que nous réévaluons constamment les titres. Nous pouvons transiger une très forte proportion du portefeuille très rapidement, ou ne pas transiger du tout durant quelques années si nous croyons que c’est approprié. Ces deux situations extrêmes se sont déjà produites dans le passé.
Point de départ : le portefeuille sans risque
Conceptuellement, notre point de départ est le portefeuille sans risque, représenté pour nous par une position de 100 % du portefeuille en bons du trésor de trois mois du Gouvernement du Canada, ou même un compte d’épargne bancaire. Nous ajoutons des titres à risque plus élevé seulement si le rendement potentiel à long terme (5 ans +) en vaut la peine, et si le risque est raisonnable, c’est-à-dire qu’il correspond à un risque d’affaires et non à un risque spéculatif.
Nous bâtissons le portefeuille avec l’objectif de favoriser la préservation du capital à long terme. Nous ne pouvons garantir le capital mais nous tenons compte de cet objectif dans la gestion quotidienne en tout temps.
Les trois exigences PDJ
Dans la gestion de portefeuilles, chaque titre et chaque stratégie doivent respecter les trois exigences suivantes … deux sur trois n’étant pas suffisant :
- Nos principes d’investissement
- Nos opinions
- La sélection finale des titres en fonction des caractéristiques de chaque Client
Cela signifie que si nous avons une forte opinion sur un scénario mais que la transaction qui y correspond ne respecte pas nos principes d’investissement, la transaction ne sera pas effectuée. Par exemple, si nous considérons qu’une action transige à un prix surévalué, c’est-à-dire non justifié par sa valeur économique, mais que notre opinion est aussi que le titre pourrait avoir un solide rebond à court terme, nous n’achèterons pas. En effet, notre principe d’investissement d’acheter uniquement lorsque la valeur économique estimée est au moins égale au prix n’est pas respecté. Si notre opinion et nos principes d’investissement étaient tous deux respectés mais que la transaction ne concorde pas avec les objectifs d’un client, nous n’achèterions pas non plus.
Cette discipline contribue grandement à l’évitement des grandes erreurs et des risques inutiles et PDJ l’appliquons de manière inébranlable. Nous sommes prêts à subir les occasionnels manques à gagner et les inévitables périodes de marchés défavorables, car nous croyons qu’à long terme cette approche prudente permet aussi bien de maximiser le rendement. Notre expérience jusqu’ici l’a d’ailleurs démontré à notre satisfaction.
Trois catégories de stratégies
Dans le but d’atteindre nos objectifs d’investissement, nous utilisons trois grandes catégories de stratégies et les proportions du portefeuille dans chacune de ces catégories dépendront de leur disponibilité dans les marchés aux prix et risques désirés.
- Achat de titres à prix, risque et rendement potentiel raisonnables et normaux.
- Recherche d’aubaines et de déséquilibres majeurs et insoutenables qui créeront des gains à court, moyen ou long terme lorsque l’équilibre sera rétabli.
- Stratégies de réduction du risque ou d’augmentation du rendement ou des revenus, incluant à l’aide d’options et de fonds transigés en bourse.
Processus de sélection des titres, l’approche des projets
Pour la sélection des titres à ajouter au portefeuille, nous voyons chaque titre comme un projet d’investissement à long terme et nous faisons la sélection des projets attrayants qui sont au bon prix et au bon niveau de risque selon nos critères qui sont plutôt stricts. Notre critère principal est de déterminer si la valeur d’un titre est supérieure à son prix dans les marchés. Les compagnies listées en bourse sélectionnent les projets de développement des affaires ou d’acquisitions de cette façon, alors il est tout à fait naturel d’évaluer leur titre en bourse de la même manière.
Dans le cadre de cette « gestion par projet » où chaque projet est un investissement à long terme, notre objectif est de tenter d’investir uniquement dans des projets profitables. L’application de ce critère de sélection est très différente de celle du critère de réduction de la volatilité annuelle. Il est évidemment impossible de réussir à ne choisir qu’exclusivement des projets ou titres qui auront été profitables, mais c’est notre intention et cela fait partie de nos critères de sélection. Nous rendons cette tâche beaucoup plus facile en ne focalisant que sur le long terme (5 ans +), ce qui nous permet d’être patients et rationnels car nous n’avons pas la pression des résultats à court terme.
Ainsi, nous tentons de maximiser la probabilité qu’il y aura dans le futur un moment où nous aurons réalisé notre niveau de rendement requis à l’intérieur de l’horizon d’investissement du Client. Contrairement à la majorité des investisseurs, nous n’avons pas à tenter de prédire quand cela se passera, ou d’estimer de combien exactement la valeur ou les profits auront augmenté. Il est beaucoup plus facile d’estimer approximativement sur cinq ans que de tenter de prédire exactement sur un an. En contrepartie, nous n’investissons pas s’il y a un scénario à probabilité significative qui pourrait créer une perte irrécupérable importante dans le futur, d’où la sévérité de nos critères.
Et c’est là une subtile distinction entre l’activité de tenter de prédire les fluctuations de prix, et celle de tenter d’évaluer en fonction de divers scénarios économiques futurs possibles. Ceux qui tentent de prédire les fluctuations de prix veulent réduire le risque par la diversification basée sur les statistiques de fluctuations de prix et leurs corrélations à court terme. Ceux qui comme PDJ, tentent d’analyser la valeur des actifs et leur risque économique, veulent estimer les changements de valeur des actifs dans divers scénarios économiques à long terme et diversifier le risque par rapport à ces scénarios. Ultimement, la progression de la valeur à mesure qu’un scénario se produit dans le temps sera reflétée dans le prix au marché.
C’est pourquoi notre perspective au sujet du risque, du rendement potentiel, de la diversification et de l’investissement en général est tellement différente du consensus et de ce qui se fait typiquement dans l’industrie de l’investissement. Cela ne nous garantit pas des résultats supérieurs en termes de risques ni de rendements, mais nous croyons que cela augmente nos probabilités d’en obtenir.
Répartition d’actifs « bottom up »
La répartition d’actifs est implicitement déterminée par une sélection basée sur l’attrait respectif des titres individuels en termes de valeur, de risque et de rendement potentiel. C’est ce qu’on pourrait appeler une répartition d’actifs « bottom up ». L’aspect de diversification du risque est analysé pour chaque titre ajouté au portefeuille (décrit plus loin dans le texte) et notre emphase est orientée sur la gestion du risque pour chaque titre sélectionné.
Le risque inhérent à certaines classes d’actifs est bien réel. Par exemple, en moyenne, les actions sont plus risquées que les obligations. Mais une fois que l’on décide d’encourir un risque correspondant à une classe d’actifs, la maximisation du rendement passe ensuite par la réduction du risque. Cette réduction de risque provient de l’information procurée par l’analyse fondamentale économique et par l’utilisation disciplinée de critères de sélection et d’évaluation pour payer un prix raisonnable.
De plus, il faut réaliser que le risque n’est pas stable dans le temps et qu’à l’intérieur de chaque classe d’actifs, il y a un vaste spectre de degrés de risque des divers titres individuels. Parfois aussi, certaines obligations sont plus risquées que le risque moyen des actions, et vice-versa. Et parfois une classe d’actifs entière peut être surévaluée à cause d’un contexte de bulle spéculative, comme ce fut le cas plusieurs fois dans l’histoire. Notre gestion active de la répartition d’actifs nous permet de ne pas être investis dans ces titres trop risqués.
Univers de titres et limites
Les caractéristiques de Investissements PDJ ont été élaborées pour avoir la liberté de bénéficier de n’importe quel évènement et de n’importe quel type de marché. Par contre, nous n’avons ni la prétention ni le besoin d’avoir une opinion sur tous les sujets à un moment donné. Mis à part notre analyse de valeur et de risque, les contraintes légales ou fiscales, et la convenance des titres pour chaque Client, nous ne limitons d’aucune façon l’univers de titres dans lesquels nous pouvons investir. La liste qui suit inclut, mais sans s’y limiter, les titres les plus communément utilisés que nous pouvons acheter ou vendre à découvert :
Titres par classes d’actifs principales
- Actions - Actions ordinaires, actions privilégiées perpétuelles.
- Revenus fixes - Obligations gouvernementales ou corporatives, actions privilégiées avec terme, et autres produits financiers.
- Marché monétaire - Bons du trésor, papier commercial, comptes d’épargne, liquidités, et autres titres ayant généralement des échéances de moins de un an, mais allant jusqu’à deux ans dans certains cas.
- Or, autres métaux - Certificats, lingots, ou titres équivalents.
- Fonds - Fonds transigés en bourse ou autres (généralement pas de fonds mutuels).
- Options - Options d’achat et de vente sur tous les actifs sous-jacents permis dans notre univers de titres.
Notes sur l’utilisation d’options
Afin de maximiser le rendement et le revenu ou de protéger le capital, des stratégies d’investissement impliquant des options, pourront être utilisées. Afin de contrôler le risque inhérent à de telles opérations, nous nous limiterons à des achats ou ventes d’options couvertes par les titres sous-jacents ou par des titres à faible ou très faible risque incluant mais sans s’y limiter les titres suivants : liquidités, comptes d’épargne, bons du trésor, obligations gouvernementales, titres de marché monétaire.
Effet de levier, marges et endettement
De façon générale nous ne voulons pas exécuter des stratégies qui utilisent le levier financier, la dette ou les marges. Les marchés financiers sont déjà assez risqués sans ces stratégies.
