Investissements PDJ a été fondée par Paul Dontigny Jr en 1999 dans le but de créer une firme d’investissement pur. Une firme
- indépendante, sans conflit d’intérêt,
- qui aurait la liberté d’appliquer une philosophie d’investissement basée sur le concept de prudence d’un bon père de famille,
- basée sur la responsabilité fiduciaire selon laquelle devrait agir un gestionnaire de portefeuilles pour ses Clients,
- basée sur des principes fondamentaux d’investissement à long terme, non influencée par des considérations marketing, politiques ou par les modes.
- dont la rémunération encourage le gestionnaire à agir uniquement dans l’intérêt des Clients.
- dans laquelle le gestionnaire a la liberté nécessaire pour appliquer son jugement à titre d’expert non biaisé en investissement, afin de gérer comme le Client gèrerait s’il avait les connaissances du gestionnaire.
D’après nous, il existe peu de firmes de ce genre. Nous croyons que le simple fait de protéger nos Clients des excès et conflits d’intérêt inhérents à l’industrie de l’investissement permet d’éviter de lourdes et coûteuses erreurs et pertes qui réduisent ou même éliminent les rendements à long terme. De plus, nous croyons que certains risques inutiles et non rémunérés en termes de rendement seront ainsi évités. Un risque d’affaires élevé est rémunéré par un fort rendement potentiel et nous pouvons accepter ce risque. Mais le risque créé lorsque l’on paie trop cher sans raison économique n’est pas rémunéré par un rendement potentiel élevé, au contraire.
Notre philosophie d’investissement est basée sur la définition la plus simple et traditionnelle du terme investissement, c’est-à-dire «l’utilisation de votre capital pour acheter un actif quelconque dans le but de produire des revenus et des gains futurs ». Pour nous, l’activité d’investir consiste en la recherche d’actifs et de titres individuels qui, combinés en un portefeuille selon certains critères de sélection et d’évaluation permettent de maximiser la probabilité de produire de bons rendements à long terme, tout en favorisant les probabilités de préserver le capital dans le cas où les risques, ou scénarios négatifs, se réalisent.
L’évaluation du rapport risque-rendement que nous utilisons est très différente des méthodes conventionnelles, entre autres, parce que nous mettons une forte emphase sur le risque individuel de chaque titre, plutôt que de se fier essentiellement à la diversification des titres pour réduire le risque du portefeuille. De plus, nous sommes avantagés parce que nous gérons véritablement en fonction d’un horizon d’investissement à long terme.
Contexte historique de l’industrie de l’investissement
Bien que notre description ci-dessus de l’activité d’investir puisse sembler évidemment désirable, nous croyons que l’industrie de l’investissement a graduellement délaissé, depuis 40 ans, certains principes de base purs reliés à l’activité d’investissement et a concentré ses efforts sur les activités de marketing et sur la réduction de la responsabilité fiduciaire et légale. Et de plus en plus, diverses approches à l’investissement ont recours à l’analyse des fluctuations de prix en bourse, au lieu de l’analyse fondamentale pour évaluer les compagnies.
Pour plus de détail sur le contexte historique, veuillez consulter la section l’industrie de l’investissement.
Investissement vs marketing
Ultimement, l’approche PDJ reflète grandement le choix que nous avons fait entre le marketing et l’investissement. C’est-à-dire que nous acceptons que notre approche nous fasse parfois prendre des positions impopulaires et difficilement justifiables dans un monde surmédiatisé qui met l’accent sur le court terme et sur les statistiques. Nous croyons ainsi faire les choix qui sont les meilleurs pour nos Clients à long terme. Étant rémunérés en partie en fonction du rendement réalisé de nos Clients, nous sommes disposés à faire preuve de patience dans le but de maximiser le rendement et surtout de n’encourir que des risques raisonnables.
Ce principe de choisir entre le marketing et l’investissement est parfois difficile à comprendre et à appliquer, alors que la notion de risque est parfois ignorée (inconsciemment) par la masse. Illustration :
En l’an 2000, il était très «risqué» pour un gestionnaire de ne pas détenir d’actions de Nortel, la plus grosse valeur marchande au Canada, parce que tout le monde en détenait et que tous les clients en voulaient ou en entendaient parler quotidiennement. Le titre a par la suite perdu 99% et pratiquement aucune institution financière majeure n’avait mis en garde ses clients à l’avance, ou avant que la baisse ne soit très avancée. Et ce, malgré que c’était le titre le plus couvert par les analystes de ces firmes.
Qualités requises pour investir à long terme :
Nous avons bien illustré la difficulté d’investir à long terme, à cause de toutes les tentations et contraintes que nous vivons en tant que gestionnaire et investisseur. Voici une liste des qualités requises pour le succès de l’investissement à long terme :
Intégrité, patience, prudence, discernement, autonomie dans ses choix, tolérance à la douleur, un esprit ouvert, détachement, persistance, humilité, flexibilité, capacité d’admettre ses erreurs, et capacité d’ignorer les paniques générales et les manies collectives.
Sources de notre philosophie d’investissement
Nous avons fait le choix d’être des investisseurs à long terme. Ce choix est le résultat en partie de la personnalité du fondateur de PDJ, et de l’apprentissage réalisé en 25 années d’expérience en investissement complémentées par ses études menant au titre de CFA, ainsi que par ses études de maîtrise en finance (M.Sc. option finance aux HEC). Lors de ses études de Maîtrise, c’est dans son mémoire que Paul Dontigny a analysé les fondements et les intuitions derrière les théories appliquées couramment (théorie moderne de portefeuilles) et les notions de risque, de rendement potentiel et de diversification.
Il a extrait les principes d’investissement (avec aucune formule mathématique) des écrits de Warren Buffett, Benjamin Graham (professeur, partenaire et ami de Buffett, auteur du premier livre sur l’analyse fondamentale (Security Analysis 1934) et très cité dans la littérature CFA), et Peter Lynch le réputé gestionnaire d’actions de Fidelity. Il a fait le même travail avec les écrits originels (Markowitz 1952, Sharpe 1963-64 et Miller & Modigliani 1958) des 3 trois prix Nobel reconnus pour avoir été à la base de la création de la théorie moderne de portefeuilles (TMP) qui est en pratique à la base de la gestion des caisses de retraite, et des principes de diversification et de risque tels que couramment définis de nos jours.
Ses conclusions ont été que les théories reliées à la TMP ont été mal appliquées à grande échelle, notamment dans les produits dérivés, caisses de retraite, fonds mutuels et certains Hedge Funds, et possiblement dans votre portefeuille. PDJ croit que ces pratiques ont miné la santé des marchés financiers et de l’économie. Un retour aux méthodes plus traditionnelles comme celles de Buffet, Graham et Lynch sont nécessaires et cette réalisation a été une des motivations pour créer Investissements PDJ et notre philosophie d’investissement.
Monsieur Dontigny a aussi étudié et analysé l’histoire des marchés, de l’industrie de l’investissement et des méthodes d’évaluation tout au long de ses 25 années d’expérience en investissement. Un des résultats principaux de ces connaissances et de l’expérience pratique dans l’industrie représente la source et la base de notre philosophie d’investissement :
PDJ suggère que nous devrions adopter une perspective selon laquelle le prix d’un titre peut être divisé en cinq composantes. Ces proportions varient énormément dans le temps et c’est ce qui fait que les titres peuvent être très surévalués ou très sous-évalués.
Les cinq composantes du prix d’un titre :
- Valeur économique – La première composante, la Valeur, détermine le prix que PDJ désire payer pour investir dans une action, une obligation ou tout autre actif. Il s’agit de la valeur intrinsèque, ou valeur exprimée en dollars d’aujourd’hui des profits futurs estimés de la compagnie
- Psychologie – La composante psychologie est très importante car les marchés financiers sont en fait l’expression de la nature humaine confrontée à ses pires émotions : l’avidité et la peur. PDJ tente de protéger ses Clients des excès causés par les émotions.
- Manipulation – PDJ tente de protéger ses Clients des effets néfastes des innombrables manipulations qui peuplent les marchés financiers, en connaissant bien la structure institutionnelle des marchés et l’influence des divers groupes d’intérêts dans le processus de détermination des prix au marché.
- Flux économiques – Cette composante, flux monétaires économiques, représente la disponibilité d’argent et de crédit dans l’économie et dans les marchés financiers. Ce facteur affecte entre autres le rendement potentiel moyen disponible dans les projets d’investissement économique par les entreprises et les individus. Ces considérations devraient généralement être incluses dans l’analyse de la valeur économique des titres individuels.
- Changements structuraux - La cinquième composante du prix d’un actif décrit les tendances importantes à très long terme qui causent des changements structuraux dans l’économie et dans les marchés financiers. Même si leurs effets sont parfois sournois et généralement imprévisibles, nous devons être conscients des tendances qui sont significatives et soutenables à long terme.
Conclusion pour les titres individuels : évaluer vs prédire
Notre classification des composantes du prix représente très bien la réalité pratique de la gestion de portefeuilles et la complexité de la tâche. Une de nos tâches principales est de tenter de déterminer si le prix au marché correspond à la valeur économique que nous pouvons estimer. La différence entre cette valeur et le prix au marché détermine si nous achetons, conservons, ignorons, vendons ou vendons à découvert les titres.
Conclusion pour le portefeuille : diversifier intelligemment
(note : cette section est reprise avec plus de détail dans la section diversification et risque)
Nous avons une perspective particulière au sujet de la façon de considérer la construction de portefeuilles de titres. Nous croyons que la notion de diversification doit être utilisée d’une manière particulière pour qu’elle fonctionne réellement afin de permettre une véritable réduction du risque sur une période donnée.
Bref historique de ce principe : La diversification est une des sources même de la création des marchés financiers organisés, alors que certains riches entrepreneurs désiraient vendre des portions de leur entreprise et en acheter de d’autres afin de réduire leur dépendance à une seule industrie. Le principe de diversification est issu du fait que nous ne puissions prédire le futur et aussi du fait que l’économie est cyclique et parsemée d’incertitude et de changements structuraux dont les répercussions sont imprévisibles. Ainsi, une façon de réduire l’impact de certains scénarios économiques est de détenir des titres qui sont affectés différemment par un scénario économique précis. C’est le bon sens commun illustré généralement par l’idée de ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier.
Contrairement aux croyances populaires, le risque que l’on devrait tenter de diversifier n’est pas celui de fluctuations de prix (la volatilité), mais celui de changement de valeur dû à une réduction de la capacité à générer des profits soutenables (ou à rembourser dans le cas des obligations). Les riches entrepreneurs, par exemple, tentaient de réduire les fluctuations de flux monétaires pour leur entreprise principale et pour leur famille.
Conclusion
Nous croyons que la recherche de titres de valeur et d’aubaines, supportée par une analyse économique fondamentale de cause à effet dans une perspective d’investissement à long terme et de prudence, peut procurer un risque inférieur et un rendement supérieur à plusieurs approches à l’investissement. Nos résultats reposent essentiellement sur le jugement et les capacités analytiques subjectifs de nos gestionnaires. Nous ne pouvons évidemment pas garantir ni démontrer que notre approche soit supérieure, ni que nos objectifs seront atteints, autrement que par nos résultats futurs à long terme. Nous ne pouvons qu’affirmer que nous faisons tout en notre pouvoir pour contrôler le risque et éviter les grandes erreurs coûteuses et que nous croyons que l’ensemble de l’approche PDJ peut procurer de bons rendements parce qu’elle a des raisons économiques de réussir.
Considérant l’ensemble des principes provenant de notre philosophie d’investissement et de nos hypothèses sur le monde de l’investissement, notre façon de créer les portefeuilles est plus traditionnelle ou « Old Fashioned » que conventionnelle (suivre les conventions et modes du moment).
