Investir vs Spéculer

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Quand une bulle spéculative se met à se créer, les investisseurs deviennent graduellement des spéculateurs sans s’en rendre compte. Aux sommets de marché les horizons d’investissement sont courts et les gens achètent pour revendre rapidement à gain. Aux bas de marché après un marché Bear, les gens veulent investir à long terme et recommencent à analyser les profits, les évaluations et les probabilités que les compagnies puissent maintenir et croître leur profit à long terme, procurant ainsi un revenu aux actionnaires. Nous sommes dans la plus grande bulle spéculative de l’histoire et peu s’en rendent compte. Je vous présente ici un petit retour aux bases de l’investissement.

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8 réponses à Investir vs Spéculer

  1. Paul Hirschbuhler dit :

    Bonjour
    Si je me souviens bien, après la débâcle de 2008 (DJIA de 14 970 à 7 480), vous aviez dit qu’il y avait un risque que l’index descende sous 6 000 (je ne me souviens plus si c’était Toronto ou NY), mais une tendance haussière s’est mise en place à partir de 7 480. Aujourd’hui que l’index a plus que doublé (DJIA 16 408, TSX 14 500), vous envisagez la possibilité qu’il descende à 10 000 ou moins, et une baisse de 50% que vous mentionnez le ferait descendre (je suppose qu’il s’agit du DJ) vers les 8 200, ce qui est mieux que les 6 000 ou moins précédents. Cela veut-il dire que les divers facteurs d’évaluations dont vous parlez témoignent d’une situation meilleure que celle que vous envisagiez lors de la chute de 2008? Au creux de 2008, vous ne suggériez pas une rentrée partielle dans le marché. Pensez-vous que si une nouvelle débâcle se concrétisait, il serait approprié, même si spéculatif, de réinvestir une partie de ses fonds dans le marché, sachant que si l’on ne peut prédire avec certitude une chute, on ne peut pas plus prédire sa fin ni un retournement de tendance. Mais plus l’index est bas, moins il y a de risques, à long terme, surtout si l’on n’est pas déjà investi. Au minimum, les P/E (courants et futurs prédits) sont plus raisonnables. Les marchés n’attendront certainement pas que les problèmes structurels soient réglés pour repartir à la hausse. Si l’on attend qu’ils soient réglés, les marchés ne seraient-ils pas sans doute tellement hauts que les marchés et les P/E auraient déjà atteint des niveaux qui les rendraient surévalués?

    • Vous semblez avoir répondu à toutes vos questions dans votre texte … j’ajouterais que quand l’indice DJIA était à 14 970, j’avais aussi dit qu’il y avait un risque qu’il baisse à 6 000. Entre l’été 2008 et le creux de 2008, je suis passé d’une position fortement baissière (puts et FTB) à une position neutre (0% long et 0% short). Notez aussi que le véritable creux était en mars 2009 et a été cause par un changement comptable fasb 157.

      J’ai clairement sous-estimé le désir des investisseurs de croire en une illusion … comptable. Depuis 1999 les évaluations ne sont jamais retournées à des niveaux que je considère à l’équilibre (voir les recherches de Crestmont dans mes vidéos précédentes). Malgré les périodes de sous-performance, je maintiens ma discipline d’investissement.

      Notez finalement que ceux qui étaient investis en actions depuis 1999 ont subi aussi des périodes de mauvaises performances aussi longues que les miennes et beaucoup plus volatiles que les miennes, mais ils étaient accompagnés de millions d’investisseurs qui utilisent leur intelligence collective pour avoir tort tous en même temps alors ça semble plus facile à expliquer. Moi j’ai tort dans une quasi solitude alors ça semble pire que ce ne l’est. Point de vue marketing pour moi c’est pourri et je le sais mais j’agis avec discipline selon mes convictions, mes principes d’investissement et mes opinions.

      Les principes d’investissement ne sont pas appliqués par l’ensemble des investisseurs dans les bulles spéculatives. Nous sommes encore dans une bulle spéculative et une multitude de facteurs le démontrent. Malheureusement, mon style d’investissement (value + investissement long terme) est très désavantagé durant les hausses de prix causées par des bulles spéculatives. Et effectivement, j’ai manqué les hausses depuis 1999, et j’ai profité des deux baisses de 50%. La prochaine pourrait bien être pire que les deux précédents mais l’important n’est pas de tenter de prédire le pourcentage de baisse. L’important est d’évaluer et de se créer une idée, une probabilité, que les évaluations et prix actuels soient chers, neutres ou aubaines. D’après mes analyses, le marché actuel est un des plus chers et risqués de l’histoire des marchés.

  2. Paul Hirschbuhler dit :

    Merci M. Dontigny,
    Le fait d’avoir fait suivre mes questions des réponses qui me viennent à l’esprit ne veut pas dire que je crois que celles-ci sont les plus appropriées, j’essaie seulement de me faire une idée générale sur la sagesse d’investir à tel moment, en temps réel plutôt que rétrospectivement, et je suis très heureux de me voir mettre en évidence des considérations qui ne me sont pas venues à l’esprit, ce que vous faites, et je vous en remercie. Pour ce qui est de profiter des baisses, avant que celles-ci ne se soient manifestées, et même une fois que l’une ou l’autre ait commencé, je suppose qu’il est encore plus difficile pour quiconque, surtout pour un investisseurs individuel, de décider (psychologiquement) de se tourner vers un instrument qui mise sur une baisse, comme un FTB inverse (d’autant plus qu’il me semble avoir lu à l’occasion, mais je ne me souviens plus des raisons invoquées) que certains de ces instruments sont à utiliser sur des termes cours.
    Peut-être un aspect sur lequel il serait utile pour les personnes qui vous suivent que vous fassiez un commentaire, c’est celui de savoir quelle situation devrait être en place pour qu’il devienne raisonnable de recommencer à acheter des actions. D’après ce que je comprends de votre point de vue, il n’y a pas d’indication positive qui pointe à l’horizon qui justifierait l’achat d’actions avant longtemps.
    C’est bien compliqué tout cela.

  3. ced dit :

    Bonjour,

    Vous dites le marché est cher. Mais comment je peux déterminer le point ou il faudra entrer?
    après une baisse conséquente des marchés? Le pb c’est que j’en connaitrais l’ampleur une fois celle-ci terminée!
    Combien de fois le bénéfice doit être payé une action en temps normal? (indicateur qui me semble plus sur).

    Merci pour vos billets

    Cédric

    • Le prix à payer depend avant tout du niveau de rendement et de risqué recherché par l’investisseur. Ensuite, il depend d’une foule de choses incluant la croissance estimée des profits futurs, le risque de de cette croissnace (ex. une compagnie qui a un seul client vs une conpagnie qui en a mille), la structure de capital (dette) etc.

      Le C/B est un racourci ou une sur-simplification de l’actualisation des profits futurs disponibles aux actionnaires …

      Je ferai d’autres blogues à ce sujet …

      Paul

  4. Chief dit :

    Hééé Bien… Il semble que la deflation est enfin arrive… Il était temps. Espérant que les gouvernements pourrons enfin agir.
    «La BCE a également abaissé son taux de prêt marginal à 0,40% (contre 0,75%) et surtout porté en territoire négatif son taux de dépôt, à -0,10%, une mesure inédite pour une grande banque centrale. Il stagnait à 0% depuis juillet 2012.» La Presse.

  5. sophie dit :

    Bonjour, étant bien rarement en train de consulter le web je naviguais tranquillement lorsque qu’au détour d’un commentaire bizarre je viens de remarquer votre page. Je viens de passer quelques temps à découvrir les différents articles. J’ai eu envie de laisser ma trace sur ce petit article car il me paraît qu’il est le meilleur devant les autres néanmoins je n’ai pas bien compris la dernière partie. Ce n’est pas ceci qui va m’empêcher de revenir fréquemment et pour être certaine de toujours avoir les ultimes articles j’ai foutu le flux rss dans firefox. En attendant votre réponse.

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