Que faire sur les lignes de côté

Chers investisseurs, je réponds encore une fois à une question d’un lecteur. Ce genre de questions se pose beaucoup ces jours-ci :

Question d’un lecteur : admir

Envoyé le 01/05/2012 à 12:55

En admettant que vous avez raison mais que les marchers boursiers ne chuttent pas (font du sur place longtemps) et que les TI restent bas (presque nul) très longtemps, comment faire un rendement permettant de faire progresser ses éparqnes? Que doit faire un retraité avec ses éparqnes qu’il doit décaisser régulièrement pour vivre? Merci.

Admir

La réponse est dans votre question. Il n’y a pas grand-chose à faire de plus que d’être patient à mon avis. L’évitement du risque, ou attendre sur les lignes de côté, est une stratégie. Ce n’est pas de l’inaction.

La solution n’est certainement pas d’augmenter le risque de spéculation. On peut à l’extrême augmenter le risque d’affaires du portefeuille.

La différence est que par risque d’affaires, je parle par exemple d’une compagnie qui a un plus grand potentiel de croissance mais aussi un plus grand risque que ces affaires ne fonctionnent pas ou moins bien que prévu, mais on paie un prix adéquat en fonction de ces probabilités de succès.

Malheureusement les gens choisissent d’augmenter le risque de spéculation, par exemple de tenter de sélectionner une compagnie qui a beaucoup monté ou qui est populaire, mais dont le prix est très cher par rapport aux probabilités de scénarios négatifs et positifs possibles.

Je ne sais pas si vous voyez la subtilité de cette différence ? Dans un cas, il y a un risque de scénario économique (risque d’affaires) de cause à effet observable et l’horizon d’investissement est à long terme (5 ans +, ce qui n’empêche pas que le titre puisse monter à court terme bien sûr ) alors que dans l’autre il y a uniquement une spéculation sur un mouvement de prix à court terme, qui lui est basé sur les changements d’humeur des investisseurs.

Ce que je propose est qu’en moyenne à long terme, on fera probablement plus d’argent avec moins de risque si on utilise toujours la première méthode (analyse des scénarios et du risque d’affaires en payant un prix raisonnable) qu’avec la deuxième méthode ( tenter de prédire les fluctuations de prix et l’humeur des investisseurs).

Je le propose depuis 1999 dans mes divers écrits. Cette approche ne signifie pas que nous sommes certains de faire de l’argent, ni même de surperformer. Mais elle convient plus à ma personnalité et à la notion d’investissement.

Paul Dontigny Jr, M.Sc., CFA

 

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34 réponses à Que faire sur les lignes de côté

  1. admir dit :

    Merci pour votre réponse! Croyez-vous qu’il soit possible de relancer l’économie par la spéculation financière? Il me semble que c’est ce que tente aujourd’hui les banques centrales, en supportant les marchés financier de façon à restaurer la confiance des investisseurs. Est-ce que ça déjà fonctioné dans le passer?

    • Nous vivons la plus grande crise financière mondiale de l’histoire avec en plus des produits dérivés dont très peu (ou pas du tout) de gens connaissent la composition exacte de la totalité de ces produits.

      Le produit National brut mondial est autour de 40 000$ miiliards (40$ Billions) et les produits dérivés ont été estimés jusqu’à 1 000 000$ milliards (1 000$ Billions), soit 50 fois le PNB mondial.

      Les produits dérivés ne sont pas de la dette, ou une perte. Ce sont des contrats entre deux institutions dans lesquels une institution gagne et l’autre perd. Il peut y avoir des situations où les deux gagnent dans le sens où une des institutions peuvent avoir utilisé le contrat comme de l’assurance. Mais les montants sont beaucoup trop gros pour la taille de l’économie et la nature humaine étant ce qu’elle est, le risque est énorme car ces institutions coryaient tous que leurs systèmes de risque étaient suffisants en 2007 et 2008, ou bien qu’ils étaient « hedgés » … Je crois qu’ils ne le sont pas beaucoup plus aujourd’hui …

  2. Sevensphere dit :

    Je suis d’accord avec Paul que le montant des produits dérivés est rendu trop gros pour l’économie. Ils ont été crée dans le seul but de créer une banque mondiale suite à un effondrement mondial de l’économie. On parle encore de la Grèce mais presque rien sur l’espagne ou le taux de chômage est à 22% ou encore que 95% des emplois perdu aux USA durant la crise visait la classe moyenne. Les dettes des gouvernements sont rendu impossible à rembourser puisque nous ne fabriquons presque plus rien. (Concurrence impossible sans nous tous, subventionnons un domaine en particulier et laisser les autres plus pauvres) Mais une image vaut 1000 mots alors voici ce que représente les produits dérivés détenu par chacune des plus grosses banques mondiale. http://demonocracy.info/infographics/usa/derivatives/bank_exposure.html

  3. Antoine dit :

    Bonjour Paul, bonjour à tous,

    J’aimerais avoir votre avis sur cet stratégie d’investissement non conventionnel qui se base sur les évènements extrêmes du marché financier(ie crise de 2008 et crise à venir).

    Une économie mondialisé et artificielle est beaucoup plus soumises aux risques et aux évènements extrêmes.

    http://online.wsj.com/article/SB118429436433665637.html

    • Antoine dit :

      Oh et aussi un personnage très intéressant qui a fait de bons travaux techniques.. http://en.wikipedia.org/wiki/Mark_Spitznagel

    • Taleb a écrit The Black Swan, un livre dont le sujet est en quelque sorte relié de maintes façons à mon approche à l’investissement. Je ne l’ai pas lu mais à ce que je sache, le sujet principal est le risque que représentent des situations extrêmes et à faible probabilité, qui ne sont identifiables que par des facteurs que la plupart des gens choisissent d’ignorer … par « ignorance », parce qu’ils ne veulent pas le croire, par peur, parce que ce n’est pas comme d’habitude, ou parce que c’est trop négatif et que les leaders tentent de cacher la vérité. Les gens, le peuple, choisit presque toujours de croire aux illusions positives plutôt qu’aux risques négatifs.

      Sur 150 ans, il y a eu de multiples baisses majeures (30%, 45% et plus) et les gens sous-estiment beaucoup le risque des marchés.

      • Antoine dit :

        ça ne doit pas être toujours facile psychologiquement, être sur les lignes de côté quand tu considères le marché surévalué , tandis que les autres font un certain % positif ?

        • c’est presque aussi difficile que de perdre 2 fois 45% (2000 à 2002 et 2007 à 2009) en 10 ans et d’avoir uin rendement net après frais négatif depuis 1999. Il y en a beaucoup qui sont dans cette position je crois. En 2000-2002 nous avons eu une hausse d’nviron 24% et en 2008 de 12% à 20% selon les âges et niveaux de risque.

          Mais vous avez raison, c’est malgré tout plus difficile d’être à l’envers des autres car c’est comme si les gens n’ont pas de point de référence ni de support d’un groupe. Il est plus facile de se mettre à douter de a validité de l’approche du gestionnaire à court terme, même si ses résultats sont bons à long terme.

          Ça fait 3 fois que je suis trop à l’avance et que nous devons être patients et effectivement, c’est un poids psychologique énorme. Je dois vous dire aussi que lorsque je parle à des courtiers ou autres gestionnaires qui sont conventionnels, ils semblent vivre autant de stress psyuchologique et leurs clients ne sont pas plus contents. C’est une des pires décennies de l’histoire en investissement et la prochaine risque d’en être une aussi …

          Je continue de préserver ma discipline car je suis convaincu que mon approche a des raisons fondamentales de fonctionner sur le plan économique et du point de vue des marchés financiers. Comme j’é.cris à mes clients de temps à autre, la patience, ce n’est pas quand c’est long. C’est quand ça fait longtemps que c’est trop long et que ça fait mal … et puis ça continue encore pluslongtemps ça c’est de la patience !!! Mon stress n,est pas d’être à l’envers ou d’avoir de mauvais résultats à court terme. mon stress est que la patience de mes clients soit inférieure à la mienne …

          • Antoine dit :

            Bonjour Paul,

            Je regardais le graphique (historiquement) du Dow Jones Industrials et à partir des années 1990 environ, l’indice a fait un bon prodigieux et a été très volatil jusqu’à aujourd’hui. Qu’est-ce qui peut expliquer cette augmentation brusque et la volatilité continue ?

            Merci à vous.

            http://www.wolframalpha.com/input/?i=Dow+Jones+Industrials&lk=1&a=ClashPrefs_*Financial.%5EDJI-

          • Il n’y a pas de bon brusque et la voilatilité n’est pas si élevée que ça.

            Regardez les graphiques depuis 1901 ou 1926 entre autres sur Yahoo et vous verrez qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

            Par exemple,l 2000 et 2008 sont dans les plus volatiles de lhistoire mais 2003 à 2007 est la période la moins volatile de l’histoire … La plus volatile est 1929 à 1934

  4. YBertrand dit :

    Bonjour. Merci monsieur Igloo pour votre choix de livre, la commande est déjà passée, nous aurons sans doute la possibilité d’en reparler. Je suis très heureux d’avoir pu convaincre mon fils qui conservait 35% de son portefeuille dans les pétrolières et ressources (à grande capitalisation) de les encaisser. Ceci représentait plus de 8% de nos portefeuilles boursiers combinés (trois personnes). Nous sommes donc sur les lignes de côté et seules nos immobles génèrent des profits pour le moment. Alors que nous connaissions une partie des problèmes d’endettement mais peu sur le taux de dettes toxiques, il transparaît maintenant que plus de 2,9 trilliards nous était inconnu et bien caché par le gouv. US. Hors le 7.7$ trilliards de dettes (et d’argent de monopoly) ne cèssent d’augmenter mais depuis quelques mois, malgré une accalmie apparente, je crois qu’il y a beaucoup de dessous de table qui rebondiront après les élections (des deux côtés de l’Atlantique). Der Spiegel de mars dernier faisait état des nombreux milliards de dollars qui sont disparus de l’économie des anciens pays de l’Europe de l’Est depuis 2008, argent qui provenait essentiellement d’investisseurs corporatifs européens, asiatiques et américains et de leurs grandes sociétés qui voulaient soit élargir leurs territoires ou déménager leur production pour économiser sur le prix des ressources humaines. Sans toutefois pouvoir nous éclairer avec certitude ou élaborer plusieurs scénarios pour identifier les buts réels des retraits Der Spiegel posait la question suivante « l’argent récupérée a-t’elle servie a payer des dettes ou a-t’elle prise une autre voie ». Nous continuons d’assister à une période de « statu-quo » d’exploitation où les nouveaux produits et idées attendront des cieux plus cléments. Nous le voyons bien en TI où Intel, fabriquant de plus de 92% des processeurs et « chipsets » pour produits informatiques de toute taille (PC, blade servers et main-frame) ne cachent pas que la volonté de faire stagner sa R&D « est une nécessité » incontournable, les corporations ayant prises une nouvelle attitude envers les technologie qui ont transféré ce poste de « dépense nécessaire » en « dépense extraordinaire ». C’est d’ailleurs ce qui transpire des nombreuses études effectuées sur le sujet par IDC depuis trois ans mais la dégringolade s’est gravement accentuée en 2011 et les prospects de ventes pour 2012-13 sont difficilement quantifiables parce que les responsables des entreprises ne savent pas à quoi s’attendre. Nous assistons aussi au délabrement du secteur des communications surtout en téléphonie cellulaire qui s’annonçait pourtant depuis au moins cinq ans qui elle aussi a connue une année de vertige partout sur la planète. Partout, les taux ont augmentés au lieux de diminuer depuis cinq ans, le Canada n’y échappe pas malgré la supposée concurrence qui n’a réussie qu’à faire un véritable carnage en s’attaquant toutes aux seuls grands centres urbains ce qui augmente le déséquilibre déjà très fragile en milieu rural. Nous sommes sur le chemin du retour vers les forfaits à la carte, tenez bien votre tuque (et bien entendu votre téléphone cellulaire). La « vidéologie » tant pronée pour vendre des téléphones intelligents est un véritable bordel parce qu’il n’y a pas de « standard » et sommes toujours et encore aux prises avec les vieilles méthodes de « marketing » des années 60 où il ne s’agit pas de créer un produit performant à bas prix en s’alliant mais d’offrir chacun dans son coin des produits et services presque médiocres à grands frais. Malgré tout ce qui se dit, l’endettement des citoyens et gouv. augmentent et les entreprises tentent de demeurer à flot et devont être très créatives pour le demeurer. Merci et bonne journée.

    • P.B. dit :

      M.Bertrand,

      Si vous désirez des suggestions de lecture, je vous suggère fortement le livre de Jim Rickards, « Currency War ». Le livre le plus intéressant et éclairant que j’ai lu depuis très longtemps.

  5. Albi dit :

    Bonjour, ce qui me frappe dans votre texte est le poids relatif des produits dérivés par rapport à l’économie réelle. Il est facile de comprendre que si l’ensemble de ces contrats enregistre la moindre perte de valeur, il devient rapidement impossible pour l’économie classique de supporter le secteur financier.
    Et l’inverse est vrai aussi. La moindre hausse génère une richesse incroyable!

    Albi

    • Pas tout à fait Albi. Ce n’ets pas une question de hausse ou de baisse mais plutôt une question de respect de contrat vs défaut.
      SI ça va bien, il y a un profit pour les banques comme ils ont eu de 2003 à 2007. si il y a un défaut, c’est des pertes de centaines de milliards que les banques n’ont pas les moyens de rembourser.

      Pour la population c’est lose lose my friend !

    • Albi dit :

      Oui. Ca, depuis 2008, même les gens qui ne sont pas informés de la situation macroéconomique ont l’impression d’avoir eu à payer pour les pertes des financières. D’ailleurs, petite parenthèse amusante: lorsque la ministre Beauchamps dit que les étudiants ne veulent pas leur facture, ces mêmes étudiants pourraient lui répondre qu’ils ne veulent pas la facture des avantages éhontés de leurs recteurs et de leur malgestion et surtout, de NOTRE facture, celle qu’ils auront à payer pour NOS abus, commis depuis des décennies… mais c’est un autre sujet.

      Pour revenir aux produits financiers, certains sont adossés à des performances de marchés et on donc une valeur fluctuante jusqu’à leur terme. D’autres non.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Produits_d%C3%A9riv%C3%A9s_financiers

      En définitif, un défaut est probablement la fluctuation de valeur la plus forte (…) particulièrement si ce produit a été contracté à effet de levier, comme c’est peut-être le cas à quelques occasions.

      Albi

      • Je ne crois pas qu’il y ait un seul de ces dérivés qui ne soit pas à levier.

        L’objectif principal est justement d’utiliser le levier et je ne crois pas que ça devrait être permis à personne de spéculer sur de si grosses sommes, et si c’est du hedging alors il devrait y avoir 100% de marge.

  6. admir dit :

    Je viens de lire le dernier article de B. Money sur les affaires ainsi que le commentaire de F.Rochon sur cet article. http://www.lesaffaires.com/blogues/bernard-mooney/la-desaffection-pour-la-bourse-est-mondiale/543982
    Pourriez-vous commentez svp. Moi je n’y comprend plus rien…

    • C’est déjà un pas dans la bonne direction admir … de reconnaître qu’on n’yt comprend plus rien !!! (sourire)

      La nature humaine ne change pas. Mais il y a eu des changements majeurs dans le smarchés financiers avec les produits dérivés. Ce nj’est pas à cause de la technologie. C’est à cause de la permission que l’on a donné aux grandes institutions de spéculer avec de l’argent créé de toute pièce (emprunts, levier, swaps, etc)

      La plupart des gens, inlcuant les divers types de professionnels de l’investissement, n’ont pas réalisé encore l’ampleur du changement. Il y a des implications économiques aussi car le rôle des marchés financiers est d’allouer le capital dans les meilleurs projets économiques et ces marchés ne jouent plus ce rôle à mon avis. La preuve en est que ce sont les gouvernements (lire les payeurs de taxes) qui doivent payer les pots cassés par les marchés financiers.

  7. YBertrand dit :

    Bonjour. Frontline du réseau PBS a effectué une série de 4 émissions sur la débâcle économique. C’est un condensé de plusieurs émissions qu’elle a présenté depuis 2008. Ce qui est nouveau est essentiellement dans la dernière émission car plusieurs questions sont posées sans toutefois avoir de réponses à celles-ci mais ce qui est nettement inquiétant est de voir tous ces « gourous » de la haute finance venir confirmer « qu’ils ne savent pas non plus à quoi nous devons nous attendre car ils ont perdu totalement le contrôle sur tout », très peu reluisant comme constat mais aussi très inquétant comme avenir. Avec la venue de Hollande au pouvoir en France, nous pouvons nous attendre à des abus du type « distributrice à bonbons » et la pousuite en aveugle d’une économie qui est déjà sur le bord de planter. Sarkozy tout comme tout autre dirigeant d’un pays n’a pas été populaire parce qu’il a tenté (et seulement tenté) de couper dans les services et donc dépenses de l’État, nous vivons avec le même problème et pour peu, une infime partie de militants nous a démontrer le carnage qui peut être fait tout simplement parce que ceux-ci perdent quelques plumes. 2012 est l’année de calme avant la tempête. Merci et bonne journée.

    • Les républicains disent toujours que les Démocrates utilisent la machine à bonbons et qu’ils « tax and spend ».

      Mais les Républicains eux dépensent, créent des déficits, augmentent la spéculation et créent des Crash boursiers tellement la bulle qu’ils créent est énorme, et ils sauvent en bout de ligne leurs amis avec des machines à bonbons pas mal plus grosses que celles des démocrates. Après 8 ans de républicains, nous avons eu 1929, 1987 et 2008. De plus, l’état est tellement déstabilisé quand les démocrates prennent lepouvoir que ce sont eux qu’on accuse d’avoir tout détruit alors qu’ils doivent réparer les pots cassés ….

      Dette + déréglementation + déficits + inflation + spéculation = Dette + dette + crash + déficits + dette + déflation

  8. YBertrand dit :

    Bonjour. La Banque Centrale Européenne de par la constitution de l’Union (UEE) n’est pas une banque au sens commun mais plutôt une chambre de compensation qui agit uniquement selon une volonté politique des membres de l’Union. Pour que celle-ci puisse changer, il faudra que les membres de l’Union amendent la constitution de l’Union, un processus long lancinant et pénible qui ne mènera nul part si l’on se fit aux déboires idéologiques aussi périlleuses que précaires qui l’a fait naître. La France, un modèle, nous repasseront. Nous n’avons qu’à constater les pas géants que font l’Allemagne et l’Angleterre depuis 2008 par rapport aux 17 autres membres. Je vois Hollande, peut être à tort, comme étant le candidat du statu quo, voire pire, l’endettement massif de la collectivité au gré de travaux d’infrastructures inutiles. Disons que je suis loin d’être convaincu. @monsieur Igloo. Vous m’avez bien fait sourire lorsque vous mentionnez DMS-4 et de vos qualificatifs envers Sarkozy puisque ces annotations nous réfèrent aux “psychopathes à cravate” si bien décrit par les Dr. Paul Babiak et Robert Hare dans “Snakes in suits” paru en 2007. Contrairement à vous, je crois que Obama a malgré les nombreuses embûches, pu avancer sur plusieurs sujets, c’est vraiment lors d’un deuxième mandat que l’on voit les résultats et cela n’échappera pas à Obama, surtout avec le cadeau empoisonné que lui a laissé Bush. Merci et bonne journée.

  9. admir dit :

    Croyez-vous que ce que viens d’annoncer JP Morgan avec sa perte de 2Milliars avec des produits dérivés n’est que la pointe de l’iceberg? Est-ce un retour à 2008 qui commence?

    • Ce sont les produits dérivés. Apparemment ce serait du trading dans les produits dérivés. Je ne suis pas si certain que ça que ce soit du trading … Je vais faire une chronique à cet effet.

  10. YBertrand dit :

    Bonjour. Voici quelques données sour l’équité immobilière aux USA pour 2011. http://www.corelogic.com/about-us/news/asset_upload_file909_14436.pdf Nombreux sont les articles concernant les poursuites en cours devant différents tribunaux aux USA et en Europe contre les institutions financières, qu’elles émanent des banques contre banques, des gouv. contre les banques (tant civil que criminel), sans oublier les très nombreuses poursuites de centaines de milliers d’investisseurs regroupés en « class action ». Quoique Le Financial Time (UK) soit le meilleur endroit pour trouver de l’information sur ce qui se passe, plusieurs chose m’échappent, par manque de connaissances de ce type de poursuites très complexes. J’ai tenté de savoir et trouver si les banques avaient faites des provisions pour rencontrer les possibles dommanges qu’elles auront à payer mais les rapports financiers incluant les états fianciers n’en font pas vraiment état et lorsque c’est le cas, il faut presque lire entre les lignes mais il est impossible de lier un chiffre des états aux propos (même s’ils sont à mots cachés) des rapports. Hors elles devront bien un jour (d’ici la fin des procédures) indiquer en partie ces résultats. C’est le cas des montants reliés à l’immobilier (26$ milliards aux USA seulement) http://www.propublica.org/article/breaking-down-the-mortgage-settlement J’ai bien hâte de voir comment le tout sera ventilé. Merci et bonne journée.

  11. Lorsque les poursuites se réalisent, la variable devient déterminée, connue et visible, et çca permettra d’estimer une partie de tout ce qui est caché.

  12. martin lavoie dit :

    Bonjour Paul,
    le fait d’ attendre ces décotes, ce n’ est pas de la manipulation des marchée ça ?

    [11:54:09] Martin Chartré: Moody’s Investors Service will delay plans to downgrade more than 100 banks as it assesses the effect of JPMorgan’s trading losses and a greater possibility of a euro breakup, a Moody’s official said. Fitch Ratings lowered JPMorgan’s credit grade by one level to A+ from AA- on May 11, saying the $2 billion loss “raises questions regarding JPM’s risk appetite, risk management framework, practices and oversight.”

    Martin

    • Il y a eu des analyses mentionnant qu’une baisse de cote de crédit (« of 2 notches ») pour une des grosses banques lui créerait un manque de capital de l’ordre de 5$ milliards.

      depuis 2008 nous vivons un dilem : Dire la vérité et prendre la chance que le système se désagrège ou explose, ce qui est dangeureux socialement, ou bien cacher et travailler dans les coulisses pour régler les problèmes sur 20 ans comme la Japon a tenté de faire dpeuis 1989.

      Théoriquement les agences de cotation travaillent pour les investisseurs et doivent les informer de toute dégradation, ou du risque de dégradation le plus tôt possible. Ce qui est délicat est qu,une baisse de cote de crédit peut en soi créer des problèmes financiers. C’est comme les analystes de firmes de courtage qui recommandent des « sell », et qui pourraient rendre plus difficile à la compagnie visée l’accès au capital.

  13. YBertrand dit :

    Bonjour. Si seulement 2 milliards de perte chez JPMorgan a autant d’effet, j’imagine ce que pourait être une condamnation pour 50$ milliards. Le 26$ milliards de perte ne concerne que les « subprime » et tout comme l’indique le dossier, ce n’est pas terminé, les enquêtes civils et criminels présentement en cours sur Freddie and Fanny apporteront encore beaucoup d’eau au moulin. Les banques ne sont pas immunisées contre les pertes et certaines pourraient se retrouver dans des situations précaires car le gouv. US aura beaucoup de difficulté à faire des « package deal » comme le fut TARP. Ce qui m’inquiète tout particulièrement sont les nombreuses poursuites des banques européennes contre les banques américaines. L’Union européenne suis de très près et finnance une partie des frais légaux sans que nous en connaissions tout le portrait. Des pertes de centaines de milliards par les banques américaines auront un impact non seulement sur leurs activités mais sur l’ensemble de l’économie. Mais le grand danger pour toute banque demeure la question de confiance. Une banque aura beau avoir des états financiers basées sur les apparences, ce sont les résultats en bout de ligne qui comptent. Je suis d’avis que nous croyons à tort que les TARP de ce monde se répéteront éternellement. Si les USA se sont servi de procédés abusifs par le passé n’indique en rien qu’ils pourront poursuivre ce stratagème bien longtemps, c’est une question de limite. De plus, tel que le mentionne monsieur Dontigny, il n’y a pas seulement une question d’argent mais bien de procédés qui seront mis à jour. Si nous avons des informaticiens qui peuvent rendre complexe des procédés au point où personne « semble » les comprendre, il y a aussi des informaticiens qui peuvent faire le chemin contraire. Au surplus nous verrons de nombreux changements de garde dans le système bancaire (incluant boursier et gouv), image oblige. Nous n’avons qu’à constater les répercussions qu’ont fait les dégâts de la plate-forme Horizon sur BP dont les enquêtes ont entrainé toutes ses accrocs des 15 dernières années à refaire surface. Au delà de l’action qui est passée de 60$ à 39$. Certains pays se sont insurgés contre BP et ne veulent pas les voir sur leurs territoires, d’autres les ont carrément mis à la porte alors que même aux USA, toutes les installations de BP sont sous haute surveillance (un article disait à la blague que chaque boulon était inspecté), le tout au frais de BP bien entendu. Les banques européennes pointent les américaines pour leurs problèmes même si certaines d’entre-elles agissaient en complicité à différents degrés. Hors les dégâts encourus par la complicité d’une banque est redevable à ces membres (actionnaires et clients) cela n’empêche pas ces banques de se tourner contre celles qui les a elles aussi flouer. Enfin, il y a toute la politicaillerie qui entourera les tractations qui s’en viennent à grands pas puisque les banques et leurs gouvernements sont intimement liés mais l’amérique des années 2000 et ss. n’est pas ce qu’elle était il y a 20 ans par rapport à une Union Européenne (UEE) qui est mieux outillée pour non seulement se défendre mais bien attaquer de plein front le système bancaire américain. Merci et bonne journée.

  14. YBertrand dit :

    Bonjour. J’ai suivi les débats des républicains durant 2011 (disponibles sur youtube) et sept des neufs candidats étaient en faveur d’une attaque contre l’Iran « dès leur entrée au pouvoir », de mettre fin au « Obama Care » et de se lancer dans des dépenses d’infrastructures nationales sans précédents. Lorsque venait le temps de discuter des mesures contre le système financier défaillant, rien, si ce n’est que des réponses vagues qui laisse croire qu’il ne s’agit que d’ajustements mineurs. Selon le Congressional Budget Office, la guerre en Irak aura coûté (au 31 déc. 2011) 1900$ milliards et dépasseront les 3000$ milliards lorsque l’Afghanistan y est ajouté, incluant les coûts de financement (ce qu’avais prévus Joseph Stiglitz début 2009) mais sans inclure les frais de réinsertion sociale de plus de 500,000 soldats qui ont mis pied en sol de guerre, un autre poste comptable à coup de centaines de milliards qui ne démontre que des abus et presque rien d’autre. 14 millions d’américains (3.7 millions emplois) vivent « directement » des produits et services liés à la défense nationale. Alors que nous nous posons des question sur « les lignes de côté » d’un point de vue purement comptable, avons nous oublié que ce sont des personnes qui investissent et que ceux-ci ont des émotions. Peut-on vraiment en 2011 ne tenir compte que des chiffres sans inclure des paramètres typiquement sociaux. En fait, ce n’est pas seulement les « montants » en litige qui m’intéressent mais bien de savoir qui sont les demandeurs et défendeurs (institutions financières) et de pas extention quelle sesont les États qui seront en confrontation, le tout ayant des répercussions majeurs sur l’ensemble de l’économie mais plus directement sur les économies nationales. Merci et bonne journée.

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