Aux États-Unis, malgré une autre baisse des taux hypothécaires les amenant à autre bas record, le marché de l’immobilier stagne ou baisse en volume et en prix. Une grande partie du volume des transactions est d’ailleurs relié à des liquidations de lots de maisons vendus à des investisseurs et aux saisies par les banques. Fannie et Freddie ont apparemment un million de maisons à liquider incessamment.
Malgré toute l’aide monétaire et fiscale annoncée et dépensée depuis 2008, la Fed se sent obligée d’imprimer encore 1$ billion (1000$ milliards), soit environ 7 000$ par payeur de taxes.
- 1 000 000 Million
- 1 000 000 000 Milliard (Billion en Anglais)
- 1 000 000 000 000 Billion (Trillion en Anglais)
De tels gestes de panique par nos institutions devraient faire réaliser à la population et aux investisseurs à quel point nous sommes loin de régler la crise qui avait commencé autours de l’an 2000 alors que nous étions au sommet de la bulle spéculative.
Mais au contraire, tous sont soulagés d’augmenter ainsi nos dettes et responsabilités futures sans avoir réglé les problèmes structuraux qui ont créé et envenimé la crise financière et économique qui est dans le processus de détruire les économies de plusieurs pays.
Les baisses de cote de crédit de la France, du Portugal, de l’Italie, etc., sont perçues comme de bonnes nouvelles car on assure ainsi que de nouveaux plans d’aide seront mis en action.
Si ce n’était pas aussi triste et décourageant, ce serait drôle !
Pourquoi est-ce mauvais ? Parce que la valeur d’une compagnie est égale à la somme de ses profits futurs disponibles aux propriétaires de la compagnie, les actionnaires. Il n’y a pas de date de fin à ces titres de propriété que sont les actions. Alors si nous nous endettons et repoussons les problèmes d’aujourd’hui à plus tard, en plus de devoir payer des intérêts et rembourser éventuellement la dette, ceci diminue ultimement les profits des compagnies.
Nous voyons que les plans d’aide sont de plus en plus gros, et que leurs effets durent de moins en moins longtemps. L’impact recherché, soit l’augmentation des profits des compagnies pour qu’elles créent des emplois, n’a pas fonctionné. Les profits sont probablement perçus comme éphémères par les dirigeants car ils n’embauchent pas assez pour rétablir la situation économique.
L’argent des plans d’aide se retrouve essentiellement dans les marchés financiers à gonfler artificiellement et temporairement le prix de plusieurs actifs comme les actions, les commodités, l’or et l’immobilier. Il se retrouve aussi dans des dépenses de consommation et aide à faire monter les prix de certains items (inflation) ou empêche la réduction de ces prix (pétrole). Les grands spéculateurs (nos banques, courtiers et aussi les hedge funds qui sont plus petits que nos institutions officielles) sont les véritables incitateurs dans les fluctuations de prix qui sont anormalement déstabilisés.
Bref, nous sommes encore dans la phase de la crise où les choses empirent et le bas, ou le pire, n’a pas encore été atteint.
N’oubliez pas que si la valeur des actions est égale aux profits futurs, la valeur d’une obligation est égale aux paiements d’intérêts et de capital que l’emprunteur sera capable d’effectuer. De grandes institutions ont fait défaut et d’autres suivront, avec plusieurs pays. Plusieurs croient que dans ce contexte les actions représentent un refuge et je ne suis absolument pas d’accord avec cette opinion.
À vous maintenant de décider quelles sont vos conclusions face aux divers plans d’aide qui sont discutés ces jours-ci. Et à vous aussi de déterminer une manière prudente d’investir pour une croissance future à long terme dans ce contexte.
Paul Dontigny Jr, M.Sc., CFA

Bonjour M. Dontigny,
Concrètement, que conseillez-vous à un particulier vivant en France et possédant toutes ses liquidités en euros dans des banques françaises ?
Les basculer dans une autre monnaie ou migrer ses euros dans d’autres pays de la zone euro qui n’ont pas encore été dégradés ?
Vos remarques et vos conseils seront les bienvenus en ces temps troublés.
Je pense que beaucoup de français comme moi sont en train de se poser la question depuis un certain vendredi 13 janvier 2012…
Je ne connais pas les banques françaises ni les lois régissant le système financier en France. Ici je recomomande d’avoir le plus d’actifs financiers liquides et bénéficiant de la double garantie des institutions (banques, courtiers, etc) et du gouvernement.
Tout est possible mais il faut vraiment que ça aille vraiment mal pour que les gouvernements ne respectent pas le sgaranties aux clients des institutions financières. MF Global semble avoir démontré que c’est possible que ces institutitons fassent faillite et que les gouvernements utilisent des subterfuges pour éviter de payer les garanties.
Merci de votre réponse.
Pour résumer, à chacun de gérer son risque pays mais vous avez quand même de la chance d’être au Canada parce que la chapelle des déflationnistes français doit se coltiner – en plus du risque hyperinflationniste – le risque d’éclatement de la zone euro… mais enfin chacun sa galère comme on dit… C’est pas grave, on va faire avec à défaut de faire sans…
Un esolution proposée par plusieurs est d’investir les liquidités dans des actifs réels qui préserveront leur valeur dans le cas d’une explosion du système bancaire. on parle d’or, de terrains, d’immobilier, de commodités, etc. L valeur peut être préservée car l’actif génère des revenus (immobilier) ou parce qu’il peut être utilisé et accepté comme monnaie d’échange pour des biens et services (or). Mais les utilisations de ces actifs peuvent changer, et selon l’un des deux scénarios qui se produit, certains de ces actifs seront avantagés mais d’autres non.
je n’ai pas de recommandation spécifique à cet effet.
En tous cas ça me chagrinerait quand même un peu d’être obligé de payer l’Etat Allemand pour qu’il daigne m’emprunter mes sous… en tous cas c’est ce qui vient d’arriver sur leurs emprunts à six mois à taux négatif…
Franchement ça donne pas envie même si c’est pour se protéger… Y a sûrement d’autres solutions liquides pour protéger le numéraire…
Bon y a plus qu’à plancher là-dessus…
« Y a qu’à » et « faut qu’on », comme on dit chez nous…
Monsieur Dontigny,
Vos propos sont dans la même ligne de pensée que ceux d’Eric Sprott. Dans son dernier commentaire, Sprott considère que le système financier actuel est une farce.
Oui je l’ai lu. Eric Sprott a déjà contribué à aider PDJ et j’avais déjà un grand respect pour lui et ses opinions avant cela même si nous n’avions pas souvent les mêmes opinions avant 1999. En 1998-99 il riait un peu de moi avec mes obligations et il se vantait de ne jamais avoir acheté une obligation et que, probablement il n’en achèterait jamais. Puis à l’automne 99 il a dit dans une conférence à laquelle j’assistais qu’il était possible que si ça continuait comme ça (la bulle explosait avec la dette) il considèrerait peut-être acheter des obligations un jour. Il disait que depuis la fondation de sa firme Sprott Securities en 1981 il n’avait jamais été assez Bear pour ne pas acheter des actions. Puis en mars 2000, au sommet du marché, il a annoncé que pour la première fois de sa vie il était très Bear sur les actions. Il n’a pas changé depuis mais il achète quand même des actions selon les divers fonds qu’il gère. J’ai à peu près la même perception que lui du système financier, mais je ne gère pas mes portefeuilles de la même façon que lui.
Lui a été plutôt inflationniste, et moi déflationniste, car il croit que les gouvernements continueront d’imprimer et d’emprunter jusqu’à ce que l’hyperinflation se produise et j’ai tendance à croire que certaines limites physiques et politiques vont les arrêter et qu’une récession déflationniste se produira et durera plus de 3 ans, ce qui se nomme une dépression. J’estime que ces deux scénarios négatifs sont les plus probales et, soit dit en passant, Bill Gross a justement annoncé qu’il croit la même chose.
Très intéressant. C’est presqu’assuré que le QE3 se produira d’ici l’automne. Ça m’apparait toujours inflationniste. Malgré ce qu’on l’on constate sur le plancher des vaches (chômage, fermeture d’entreprise, revision des fonds de pensions, durcissement de la fiscalité, endettement) on dirait que ces éléments fondamentaux en faveur de la déflation ne se reflète pas sur la valeur des actifs (sauf pour l’immobilier au USA – en fait ce phénomène est plutôt lié aux subprimes). Alors, je l’avoue, je demeure septique face au scénario déflationniste qui me plaisait davantage il y a 3 ans. Mais bon, je ne suis pas un économiste.
Les défauts ont été au-dessus des moyennes historiques dans tous les types de prêts, pas seulement dans les subprime. Leproblème est plus lié aux produits dérivés qu’aux subprime.
Bonjour monsieur Steph V. Veuillez regarder l’émission d’enquête « The warning » de Frontline sur le réseau PBS pour comprendre l’étendue des dommages créés de toutes pièces par les Greenspan, Rubin et summers alors que madame Born tentait par tous le moyens de règlementer ce qui deviendra la catastrophe économique actuelle et future. http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/warning/view/ Merci et bonne journée.
Bonjour Paul, que penses-tu de la dernière de Faber ?
en tout cas les marchés sont d’ accord avec lui…Marc Faber: Relax, Stocks Will Not Collapse
Published: Thursday, 19 Jan 2012 | 10:49 AM ET Text Size
By: Antonia van de Velde
CNBC Associate Editor
Stock markets have already discounted « some very bad news » and there is no reason to fear stocks will sink, despite gloomy prospects for the global economy, Marc Faber, publisher and editor of the Gloom Boom & Doom Report, told CNBC on Thursday.
« My view is simply: relax. I don’t think that equities will collapse. I think we have major support going back to August 2010 when the S&P was at 1010, » Faber said.
Just over a year later, the S&P briefly dropped to a low of 1074 on October 4, 2011, he said.
« We have a lot of support around 1100, and if the S&P drops 200 points, I guarantee you the Fed will come in with QE3 and QE4 and so forth, » he said, referring to a next round of quantitative easing by the Federal Reserve.
The European Central Bank and International Monetary Fund would do the same, but indirectly, he said.
Il faudrait connaitre sa définition de « Collapse ». La situation économique et financière est tellement critique et mauvaise que tous semblent s’entendre pour que des plans d’aide des gouvernements, des banques centrales et autres (le FMI veut emprunter 500$ milliards) sont nécessaires et même anticipés.
Il y aura un temps où le marché boursier ne suivra plus ces solutions illusoires. Il y aura un temps où les protestations de la population seront plus sévères que celles de Occupy. En effet, comment justifier que les profits américains soient à un niveau record depuis 60 ans (les marges de profit en % des ventes) alors que l’emploi ne s’améliore que très peu, qu’il y a un record de personnes bénéficiant du chômage et des extentions de durée du chômage, qu’il y a un record de gens utilisant les « food stamps », et au même moment toute lapopulation s’endette à cause des déficits et plans d’aide dont les banques ont été les bénéficiaires principaux ?
Les principes économiques de base basés sur la nature humaine nous indiquent que de tels déséquilibres sont insoutenables et un réajustement douloureux est à mon avis nécessaire et inévitable. Ceci étant dit, quand se produira-t-il ? J’en parlais déjà en l’an 2000 et je prévoyais que nous retournerions un peu plus aux valauers humaines et familiales dans une récession déflationniste ou dépression et les plans d’aide ont réussi seulement à amplifier les problèmes et à les globaliser en différant les solutions réelles qui s’adresseraient aux problèmes structuraux des systèmes financiers et de l’économie.
Impossible de prédire quand le risque se réalisera en scénario mais une chose est certaine, le risque est présent et imminent.
Texte PROPHETIQUE et qu’on sent « habité »…
Je propose de le garder sous le coude et de le ressortir dans quelques années (je dois confesser que j’espère ne pas devoir attendre plusieurs années au lieu des « quelques »…lol).
Il y aura un temps où l’on se rendra compte que les Banques Centrales ne sont pas toutes puissantes et que les Banquiers Centraux ont été inventés pour que les Météorologues se sentent moins seuls…
Il y aura un temps où le « Don’t Fight the FED » se transformera en « Don’t Trust the FED »…
En vérité, je vous le dis…lol
Marc Faber semble avoir choisi le camp des actions… »Marc Faber: Relax, Stocks Will Not Collapse » dont voici le lien:
http://www.cnbc.com/id/46055852.
Efdfectivement mais « will not collapse » n’est pas un comentaire immensément Bullish. Il faut aussi savoir ses différentes stratégies en fonction de l’horizon d’investissement — je ne les ai pas regardées. N’oublions pas que d’après les récents sondages la majorité des investisseurs sont dans le camps des bulls en ce moment. Bien que j’ai très hâte de me joindre aux Bulls, je n’y suis pas proche en terme de prix et de risque. Mais j’ai hâte car être Bear aussi longtemps n’est certes pas un plaisir de la vie …
Et moi qui suis bear depuis 2003, je suis aussi pressé que vous…
Mais c’est pas juste avant la fin qu’il faut craquer…
La tribu des « Patient Bears » sera-t-elle récompensée ?
Bonjour Monsieur Dontigny,
Je ne sais pas si vous suivez le Baltic Exchange Dry Index (BDI). Il est en chute libre depuis quelques temps. Il est actuellement à un niveau qui se compare aux creux qu’il avait atteint en 2002 et en 2008.
Cet indice me semble illustrer bien la déconnextion actuelle dont vous parlez, entre la réalité économique et le marché des actions: le ratio BDI / SP 500 est de .69 aujourd’hui. Ce ratio me semble avoir atteint un bas inégalé. Serait-il aussi annonciateur d’un revirement imminent du marché des actions?
Oui je le regarde de temps à autre. Je ne connais pas le ratio BDI/SP500 par contre. La logique est apparemment simple : si les prix des bateaux loués pour livrer des marchandises baissent ou demeurent bas, c’est qu’ils doivent avoir moins de marchandises à livrer et donc l’économie s’affaiblit ou demeure faible … et vice-versa.
Je vis au Québec. Sur 100% portefeuille, J’ai investi au début 2011 10% short sur s&p500 et le tsx (donc 90% liquide). J’ai l’intention de mettre un autre 20% ds « short 30 y us bond » bientot car les taux sont extremement bas (presque historique). Je regarde les marchés asiatiques (vietnam,Chine) dont les bourses sont à des niveaux bas de 2009 > Si j’investit en chine/vietnam(young demography) pour le long terme, est-ce bon pr me prémunir contre les marchés dites développés(europe-Us-Cdn) qui sont très endettés ? Merci de votre attention.
Lorsque les marché tombent beaucoup, les titresplus risqués tombent plus. Alors si les économies vont mal et les marchés boursiers baissent, il est fort possible que les plus petites économies vont souffrir plus, à moins d’exception extraordinaire.
Bonjour monsieur Dontigny. Mais j’ai hâte car être Bear aussi longtemps n’est certes pas un plaisir de la vie … Je n’en doute point mais qui sera encore en poste et « populaire » après le tsunamie, hein… Mais j’en conviens, l’économie sera de plus en plus en pitre état avant que le soleil brille à nouveau. C’est un retour vers les méthodes et critères des années 60 où l’équité des familles étaient incomparable à ce qui se passe présentement. Les cartes de crédits, que pour les professionnels qui en ont de besoin pour voyages. Finis les prêts auto sur 7 ans (ce n’est pas démentiel ça, j’ai tombé en bas de ma chaise l’année dernière lorsque j’ai vu une publicité en ce sens). Tu ramasse au moins le tiers et après tu pourras acheter une voiture. Les maisons, 20% de mises de fonds et un terme maximal de 25 ans. Finis les cartes de crédits maisons. Finis les déficits gouvernementaux (municipal, provincial et fédéral). Finis les …. de subventions (à l’exception de la recherche et développement et encore en co-participation ou sous forme de prêts sans intérêts). Votez pour moi, je penderai un juge, un avocat et un politicien aux nouvelles de 18:00 du lundi au vendredi. Si certains me croient drastique, ils n’ont rien entendu encore !!! Merci et bonne journée.
Bonjour tout le monde,
Concernant M.Faber, le fait qu’il considère que le prix des actions ne subira pas de correction majeure ne veut pas dire pour autant qu’il est bullish sur celles-ci. C’est plutôt qu’étant inflationniste, il croit que les banques centrales n’auront d’autres choix que d’imprimer de l’argent, soutenant et poussant artificiellement le prix des actions vers le haut, MAIS EN TERMES RÉELS (i.e. avec l’inflation) les actions seront dévaluées malgré leur prix gonflés.
Il est donc bullish particulièrement sur l’or PHYSIQUE, le pétrole, les terres agricoles, etc (bref, sur les Hard Assets) et bearish sur les obligations gouvernementales. Je dois toutefois avouer que l’annonce de la fin du bull séculier sur les obligations, on l’entend depuis plus de 10 ans… On verra….
Pour ce qui est de Eric Sprott, à ma connaissance, les actions qu’il possède dans ses différents fonds sont en grande majorité des titres de compagnies minières et le restant de compagnies liées aux différentes commodités. J’ai bien aimé sa sortie, il y a environ un mois, encourageant les compagnies minières d’argent à conserver une grande part de leurs liquidités en argent (physique évidemment)plutôt qu’en cash, afin de mettre un terme à la manipulation des prix de l’argent par les JP Morgan de ce monde.
RE: http://www.ledevoir.com/economie/finances-personnelles/340751/vos-placements-le-systeme-financier-mondial-va-t-il-s-effondrer
Bonjour Paul. il est toujours agréable (pas nécessairement rassurant) de vous lire, cependant voici un lien qui reflète bien une sorte d’anesthésie/déni/fatalisme qui règne actuellement, et qui semble tabler sur une croissance/report de dette suffisant pour normaliser le système. Selon vous, est-ce utopique de penser ainsi?
Sérieusement, tout est possible au point où nous ensommes … tout ! Même une reprise miracle. Ou un scénario « Japon depuis 1989″ où les choses ne vont pas bien mais n’implosent pas.
M. Dontigny, avec l’argumentaire que vous avez détaillé ici depuis plus de dix ans, comment pouvez-vous penser qu’il serait-il possible que les économies occidentales puissent connaître une reprise saine et durable?
Certes, les données ont passablement changé depuis dix ans, surtout pour les économies émergentes (émergées?) mais excluant ces nouveaux joueurs (qui doivent compter pour 25% env. du poids gtotal de l’économie mondiale), comment l’économie occidentale peut elle être SAINEMENT (sans dette nouvelle) et SIGNIFICATIVEMENT (% de croissance plus grand que le % déficit pour des pays avec un ratio dette/PIB autour de 100%) être relancée?
La nouvelle dette pourrait, selon mon humble opinion, générer une croissance artificielle en occident pour encore deux ou trois ans, à condition que nous abandonnions une part importante de notre niveau de vie et que le pillage des finances publiques par les groupes d’influence cesse.
Albi
PS. Mon commentaire précédent était une réponse à votre réponse à M. Martin.
J’entends par pillage des finances publique en particulier l’aide aux institutions financieres et autres groupes de pression. Le financement PUBLIC significatif des partis politiques et le rehaussement des salaires des élus aiderait surement à réduire la main-mise des groupes de pression sur les élus. La nouvelle dette, étant donné que les gouvernements iront jusqu’aux limites physiques, devrait être dirigée entre autre vers la modernisation des infrastructures et le soutien aux 60% les moins bien nantis (programmes d’aide massifs et efficaces et valorisation de la formation par des établissements sains et des équipements de formation adaptés à 2012)
Je crois (opinion) que le scénario de reprise sans douleur est presque impossible. Mais c’est tout de même possible. Quand le dollar canadien était à 0,63$US je ne croyais pas possible que les choses se replacent aussi vite. Il faut être conscient des conséquences des divers scénarios sur les divers titres et classes d’actifs, même si on croit que unscénario est très improbable.
Ce qui est moins improbable, c’est que les gens et les investisseurs, ainsi que nos ignorants et imprudents de politiciens, continuent de croire que ce scénario est possible et qu’il est en train de se produire. Alors le marché des actions peut être évalué en bourse à des prix qui reflètent ce scénario. Je crois qu’en ce moment les prix en bourse reflètent plus le scénario de reprise que le scénario de déflation-récession.