Générosité du marché & mes 4 scénarios

Chers lecteurs, investisseurs, citoyens, chers parents (oui, oui …), profitez de la générosité du marché !

À mon avis, que vous savez humble je l’espère, je vous présente en guise de premier blogue écrit sur le nouveau site web de Investissements PDJ une mise à jour des scénarios économiques-financiers que je crois les plus probables aujourd’hui. C’est un blogue un peu long je dois avouer — bon OK très long … c’est que … ça fait longtemps que j’avais écrit vous comprenez ?

Rappel : J’ai pour la première fois présenté ces scénarios dans une chronique vidéo sur lesaffaires.com en mars 2010, et je dois dire tout de suite que mes opinions n’ont pas beaucoup changé depuis. La progression vers les scénarios négatifs s’est poursuivie sans relâche, et les divers plans d’aide (plan de panique de nos leaders devrais-je dire ? ) des gouvernements et banquiers n’ont fait qu’augmenter les probabilités que le scénario final soit désastreux.

Je dois partager avec vous le fait que je m’efforce d’utiliser des termes analytiques et non émotifs ici pour décrire la situation. Mais comme le démontre la vague de protestation mondiale comme Occupy Wall Street et les 99%, la possibilité de scénarios désastreux ou même explosifs existe clairement aujourd’hui et dans un avenir rapproché et entretemps, nos leaders font fausse route avec leurs solutions.

Pour une des rares fois de l’histoire, certaines décisions financières auront possiblement des répercussions sociales et politiques d’un ordre systémique. C’est-à-dire que nous pourrions vivre des changements, modifications et révolutions affectant la définition même des systèmes dans lesquels nous vivons. J’avais fait une de mes rares prédictions à cet effet en janvier 2011 (je suis conscient que je n’ai pas la capacité de prédire le futur).

« je vais prédire qu’une tendance que j’ai remarquée va se poursuivre et va prendre des proportions exponentielles si nos gouvernements, banques centrales et institutions continuent de se comporter comme ils l’ont fait depuis au moins 2007 : Il y aura de plus en plus de grèves, de protestations, tant internet que dans la rue, et ça risque fort de s’envenimer à mesure que la population va réaliser à quel point l’économie et les marchés sont soutenus artificiellement avec leurs impôts et taxes futures. »

Je crains fort que le système capitaliste entier soit déclaré l’unique coupable, alors que c’est plutôt l’absence de capitalisme qui a créé les problèmes, les banquiers et Wall Street ayant été aidés par des mesures gouvernementales et sociales (les plans d’aide).

Dans un vrai système capitaliste plusieurs dirigeants auraient été accusés de fraude ou tout au moins de manquement grave à leur responsabilité fiduciaire et n’auraient plus leurs emplois. Leurs firmes auraient été restructurées avec de nouveaux dirigeants, conseils d’administration, actionnaires et prêteurs obligataires (comme dans le plan Resolution Trust du début des années 90) et tous les investisseurs en actions, privilégiées et obligations ou prêts quelconques auraient subi de lourdes pertes irréversibles et irrécupérables. Plutôt, une immense majorité de l’aide gouvernementale (et des banques centrales) a permis à ceux qui ont mis en danger notre système financier mondial de continuer à se payer des boni annuels cumulatifs de plus de 50$ milliards, et à augmenter leur pouvoir financier, économique, politique et social … et à continuer les pratiques inacceptables qui ont créé cette crise, la plus grande de l’histoire économique.

Premier constat pour l’investisseur : Nous avons depuis 2007 subi un choc à l’intégrité du système financier et économique dans lequel nous vivons, et dans lequel nous investissons. Un principe d’investissement crucial, souvent présenté par Warren Buffett, nous enseigne de connaître le contexte institutionnel dans lequel nous investissons, et nous devons donc tenir compte du fait indéniable que les marchés sont manipulés par les gouvernements, les banquiers et les courtiers (Wall Street), et ce de façon avouée par les manipulateurs qui nous assurent devoir agir de la sorte pour nous sauver de la déflation et d’une grande dépression.

En tant qu’investisseur dans ce contexte, nous sommes contraints à utiliser un second principe d’investissement :

« The Value of Analysis Diminishes as the Element of Chance Increases … Exactly the same mathematical advantage which practically assures good results in the investment field may prove entirely ineffective where luck is the overshadowing influence. »

Benjamin Graham,

Security Analysis (1934) (pp. 25-26)

En ce moment, l’analyse fondamentale des compagnies ou des données économiques vaut moins que la prochaine décision d’un groupe de politiciens ou de spéculateurs. Le hasard des négociations politiques est donc le premier facteur économique et la logique économique qui crée de la valeur à long terme, jusqu’ici, ne semble pas être le premier souci de nos décideurs.

C’est dans ce contexte d’incertitude extrême que je vous propose de considérer mes quatre scénarios possibles. Il est rare dans l’histoire que deux scénarios majeurs et opposés aient tous deux de fortes probabilités de se produire. C’est à cette situation que nous sommes confrontés. En fait, il y a 3 scénarios qui sont opposés les uns aux autres dans le sens où certaines variables majeures sont opposées (inflation, monnaies, croissance, marché libre vs étatisation, décisions quant à quel groupe les pertes seront attribuées), mais ils sont tous mauvais pour les marchés boursiers et pour l’économie à court terme.

Je parle essentiellement des scénarios pour les États-Unis et le Canada, mais possiblement qu’ils s’appliqueront pour le reste du monde, incluant la Chine. Notez que nous pourrions très bien vivre deux de ces scénarios de manière consécutive :

  1. Véritable reprise auto-suffisante
  2. Grande dépression déflationniste
  3. Crise style Japon 1989 à aujourd’hui
  4. Crise de monnaies hyper-inflationniste

Le premier scénario n’est pas impossible mais à mon avis très improbable. C’est ce scénario que les banques centrales, gouvernements et Wall Street tentent apparemment de créer, et c’est certainement le scénario illusoire auquel la population sera prête à croire, et pour lequel elle acceptera les solutions qui ne fonctionnent pas. Disons seulement que les propositions actuelles pour le plan de sauvetage européen nous démontrent clairement que nos leaders n’ont plus de munitions, et surtout que les plans précédents semblables n’ont pas fonctionnés : essentiellement, ils proposent d’utiliser un fonds déjà mis en place dans lequel les pays ont déposé de l’argent emprunté ou imprimé, et d’emprunter en mettant ce fonds en collatéral envers de nouveaux prêteurs comme la Chine et le Brésil. Ouf …

En résumé : Ils veulent créer un Hedge Fund avec effet de levier qui achèterait des titres obligataires d’émetteurs en difficulté pour leur permettre de s’endetter encore plus. Dis comme ça, est-ce que ça vous emble un bon plan pour régler les problèmes de banques et de pays qui se sont trop endettés ? I don’t think so !!!

Donc dans ce contexte où la plupart, sinon la totalité, des gouvernements mondiaux tenteront de réduire leurs dépenses et leur dette, et où les consommateurs sont encore trop endettés, la croissance à long terme des ventes des compagnies à partir du niveau d’aujourd’hui semble devoir aussi ralentir et possiblement être négative pendant un certain temps. Les ratios cours-bénéfices devraient être beaucoup en dessous des moyennes historiques et ils ne le sont pas. De plus, les estimations de profits futurs devraient être plus basses que prévues aujourd’hui.

Le scénario de grande dépression dépend essentiellement du fait que nous avons une dette monstrueuse en place et que le processus de désendettement est un facteur très DÉflationniste. Dans ce contexte, les gouvernements, compagnies et individus tentent de réduire leurs dépenses, liquider des actifs et épargner plus … ce qui est bon pour relancer une économie saine à long terme (15 à 20 ans et +) mais qui doit ramener le produit national brut, ou les ventes totales du pays, à un niveau qui soit soutenable sans nouvelle dette. C’est-à-dire un niveau de consommation soutenable avec les revenus, sans dette additionnelle. En ce moment, la dette en dollar augmente au moins autant que l’augmentation de ventes des pays. C’est comme si votre revenu net était 50 000$ et que vous dépensiez 60 000$ chaque année grâce à des prêts et marges de crédit. C’est tout simplement insoutenable.

Nos leaders croient que la seule manière d’éviter la déflation et la grande dépression est de créer artificiellement (et temporairement) de l’inflation, ce qui d’après eux créerait une croissance économique et une hausse des salaires … la dette serait alors remboursée dans 15 à 20 ans avec des dollars dévalués par l’inflation. Ils risquent aussi d’empirer le scénario déflationniste s’ils continuent de la sorte.

Le problème est qu’ils tentent de créer inflation et croissance en augmentant la dette depuis environ 2001. Pour que cette méthode (Keynésienne) fonctionne telle que prévue par la théorie, elle doit être appliquée sur une courte période (un ou deux ans max) comme effet démarreur, et l’économie doit ensuite démontrer son autosuffisance et commencer à rembourser le gouvernement pour son support artificiel temporaire. Mais ça n’a absolument pas fonctionné, même si en plus des mesures fiscales et monétaires, les leaders ont incité la population à participer dans une des plus grades bulles immobilières financée par dette de l’histoire (en opposition à financée par de l’épargne).

Au point où nous en sommes rendus mondialement, les efforts des gouvernements et banques centrales pour créer de l’inflation économique et de la croissance des dépenses (consommation), pourraient facilement et rapidement dégénérer en crise de confiance dans le système financier mondial et donc en Hyperinflation. Il semble que Wall Street (et leurs équivalents mondiaux), nos banques centrales et nos gouvernements, assistés de hedge funds et autres spéculateurs participent tous ensemble, de façon consciente ou non, pour créer le scénario inflationniste. En effet, la « trade » inflationniste consiste à acheter massivement pour faire monter les prix des commodités (matières premières incluant biens agricoles et autres nourritures, ainsi que contrats à terme), des actions les plus risquées, de l’or et du pétrole, ainsi que des monnaies non-US$.

Ces titres sont de toute évidence manipulés positivement dans les marchés financiers et leur prix ne monte donc pas à cause de l’offre et de la demande pour ces produits comme on essaie de nous le faire croire. Si c’était vrai, alors comment les commandes de pétroles peuvent-elles faire passer le prix de 90$ à 72$ et de retour à 93$ en un mois ?

Ces hausses de prix des actions et autres actifs risqués sont produites tel que suggéré par Ben Bernanke dans un article qu’il avait écrit pour le Washington Post. Il croit que de faire monter le prix des actions est un outil de politique monétaire. Quand je dis que nous sommes loin du fonctionnement normal d’un système capitaliste, ceci en est une des innombrables preuves.

Aujourd’hui, et depuis au moins 2001, le scénario qui se produirait naturellement s’il n’y avait pas d’intervention ou de manipulation, est celui de la dépression déflationniste (ma définition de dépression est une récession qui dure plus de 3 ans). C’est important de le réaliser. Encore récemment, la Fed a affirmé qu’elle était prête à tout pour combattre la déflation. Le gouvernement est déterminé tout faire pour éviter une récession. Et pourtant, les membres et représentants (Congress, senators, etc.) ont très peu d’instruction ou de connaissances financières et économiques d’après Monsieur Geithner, le secrétaire du trésor. Sur le plan politique et marketing, ces techniques de support peuvent fonctionner à court terme, mais du point de vue de la richesse d’une nation, elles sont désastreuses si elles doivent être utilisées à long terme.

Un des problèmes que nous avons est que personne ne veut admettre qu’ils se sont trompés, et ainsi être accusé d’avoir causé la crise. Ils continuent donc à trouver des ennemis externes pour expliquer ou pour distraire de leurs échecs, plutôt que de changer le cap et de faire ce qui devrait être fait. Et ce n’est pas les ennemis externes ou distraction externes qui manquent. Ces jours-ci, à lire les médias, on croirait que tous les problèmes sont réglés au Japon et aux États-Unis, et que la seule région qui cause tous les problèmes des autres est l’Europe … Bon Ok, avec l’Iran (dossier à suivre).

Le scénario Japon peut se produire dans le reste du monde si on continue comme nous le faisons en ce moment. La différence entre le Japon de 1989 à 2000+ et la situation actuelle, est qu’en ce moment, toutes les régions du monde sont impliquées dans la crise. Ceux qui sont le moins affectés, comme la Chine, ont tout de même prêté à leurs plus importants clients pour maintenir la croissance, alors même la Chine et les Brics sont à risque … en plus de leurs situations internes qui sont plus instables que ce que l’on entend dans les médias.

Il n’y a donc pas un groupe, une région, ou une industrie (révolution technologique) qui puisse soutenir tous les autres durant leurs déboires. De plus, à cause des produits dérivés, notamment les credit default swaps (un autre sujet de blogue) et les prêts à des pays ou corporations à risque, il y a un effet domino potentiel qui est en place depuis au moins 2007 et qui menace toujours de se déclencher. C’est pour cette raison que les dettes de petits (infimes) pays comme la Grèce et l’Irlande peuvent mettre en danger l’intégrité du système financier mondial. C’est pour cette raison que des discussions sur la dette de la Grèce, dont le PNB est à peu près équivalent à celui du Québec, peuvent faire bouger le prix des actions mondiales (plus de 50 000$ milliards) de 2% dans une journée (donc des fluctuations de 1 000$ milliards).

Conclusions pour l’investisseur :

C’est donc malheureusement encore le temps d’être « excessivement » prudent. Je ne recommande pas aux investisseurs non professionnels de tenter de créer du rendement avec des titres qui font de l’argent lorsque les marchés baissent, même si c’est un des seuls types d’actifs risqués dans lesquels j’investis ou je considère investir en ce moment. Je ne détiens plus d’obligations ayant une échéance plus loin que 2013.

Je considère que les marchés boursiers, comme ils l’ont été souvent depuis 1999, sont extrêmement généreux (phase maniaque) et sont disposés à vous acheter des actions à des prix trop chers pour des actifs beaucoup trop risqués. Alors je suggère fortement de profiter de cette générosité et réduisez ainsi le risque de vos portefeuilles. Observez par la fenêtre la tempête pendant qu’elle passe, mais n’allez pas dans la rue pour la voir de plus prêt.

Évidemment, toute recommandation doit être utilisée dans le cadre d’une approche à l’investissement que vous choisissez d’adopter. Dans cet ordre d’idées, soyez conscient, instruit, éduqué et réaliste au sujet de votre approche à l’investissement, ou de celle de vos gestionnaires de portefeuilles (ou autres conseillers).

Je vous suggère de faire un « stress test » et calculez (ou faites calculer) la valeur de votre portefeuille si nous nous retrouvions encore aux niveaux de mars 2009 … personnellement je crois que ce scénario a une forte probabilité de se reproduire.

Ce n’est pas le genre de contexte qui est amusant pour un gestionnaire de portefeuille. Je peux vous le confirmer. En tant que gestionnaire de portefeuilles professionnel ou simple investisseur individuel, il faut comprendre ce qui se passe et évaluer les conséquences des scénarios économiques que nous ne voudrions pas qui se produisent … car ils peuvent se produire. C’est pourquoi je considère toujours le scénario de reprise, et j’analyse les risques reliés au fait que je suis positionné pour bénéficier d’une mauvaise économie et de marchés boursiers baissiers. Les pondérations et le risque total de mes portefeuilles sont établis en fonction de la possibilité que je me trompe dans mon choix de scénarios les plus probables. Le but est toujours de faire de l’argent si on a raison, et d’en perdre peu ou pas si on a tort. N’oubliez pas que j’adopte toujours une perspective à long terme (5 ans +) alors je bâtis mes portefeuilles, leur rendement potentiel et leur risque en fonction de cet horizon d’investissement (et selon l’âge du client).

Ajustez mes recommandations pour votre horizon d’investissement. Si vous êtes un trader, vous ne vous amuserez pas sur mon blogue … Je suis un investisseur à long terme.

Et finalement, en tant que parent et citoyen, je continue d’espérer que les véritables solutions à long terme commenceront bientôt à être considérées (comme l’Allemagne le suggère depuis longtemps) pour remplacer les manipulations futiles, injustes et dévastatrices qui ont été utilisées depuis 2001. Je crois que la qualité économique et sociale des 20 années que j’ai vécues depuis mon adolescence jusqu’au moment où j’ai fondé PDJ (environ 1980 à 2000), et avec les bénéfices du dividende de paix des années 90, ne sera pas égalée au cours des prochains 20 années pour mes enfants.

Nous devrons tous nous adapter, alors aussi bien commencer tout de suite !

Prudence extrême requise !

Paul Dontigny Jr, M.Sc., CFA

P.S. Je vous promets que mes blogues seront, en moyenne, beaucoup plus courts. (sourire)

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65 réponses à Générosité du marché & mes 4 scénarios

  1. Chief dit :

    Ce qui est inquetant ce n’est pas que ca pourrait laché…c’est justement que ca ne lache pas. Si tout les pays impriment (plus ou moins ) en même temps et que les emprunts (dettes) augmentent sensiblement ensembles la limite peut-elle être repoussé à l’infini. J’entends beaucoup plus haut qu’aujourd’hui. Parceque tous les pays utilisent le même stratagème est-il possible que le niveau «0» soit juste changé de place. Dans votre exemple, le gars qui vit avec 60k$ au lieu des 50k$ qu’il gagne. Si tout le monde fait pareil et que l’état prends en charge cette dette en imprimant de l’argent cela pourrait theoriquement durer l’infini…non?

    • Ce n’est certes pas infini … mais ça peut durer assez longtemps pour créer Weimar Germany, Zimbabwe, le scénario de crise de monnaie hyperinflationniste, ou guerre civile ou inter nations.
      J’ose espérer qu’ils seront stoppés avant que l’on ne se rende là.

  2. Albi dit :

    Mme Merkel semble déterminée à ne pas laisser la BCE s’adonner à un exercice d’assouplissement quantitatif. Les allemands prônent plutôt pour l’austérité et les coupures budgétaires des états membres.
    Je ne suis pas contre l’idée, au contaire, mais à la condition de réformer en profondeur l’industrie financière dans son ensemble. Créer un pacte social plus juste et trouver un moyen de répartir la richesse.

    Peut-être la solution à la crise (faire prendre leurs pertes aux institutions financières et aux créanciers d’états) viendra-t-elle d’Europe? D’ailleurs, on voit M. Geithner s’agiter vigoureusement pour que l’Europe apporte une solution « à l’américaine » à ses problèmes, suggérant que si l’argent manque pour assurer un support aux États, le FESF puisse lever, par effet de levier, la somme de dette nécéssaire…

    Pour le moment, les Bernanke et Geithner de ce monde mènent la danse, prônant plus d’endettement et plus d’assouplissement quantitatif… les problèmes ne sont donc pas en voie de se régler aux USA tant que ces deux bonhommes seront aux commandes.

    Albi

  3. P.B. dit :

    Paul,

    Le problème que nous avons, lorsqu’il s’agit des différents scénarios possibles mais malgré tout diamétralement opposés, est qu’en choisissant des classes d’actifs non corrélés, nous venons finalement simplement  »hedger » notre ptf. La possibilité d’avoir un rendement, même limité, doit donc nécessairement venir d’un choix de scénario plus probable et donc, de s’exposer à un risque somme toute assez élevé compte tenu de l’expectative de profits.

    Je ne sais pas si je me suis bien exprimé… mais en fait, pour résumer, je veux simplement souligner comme vous l’avez fait, qu’il est loin d’être évident de faire des choix en cette période charnière.

  4. Sevensphere dit :

    Ça c’est de la qualité de blogue!! Vous n’avez pas perdu la main. Personnellement, mes ‘posts’ préférés sont ceux où vous traité de l’actualité. + encore s.v.p., ce n’est pas assez long pour étancher ma soif après cette période de sevrage sans votre point de vue :o ) . Je voudrais parler de occupy Wall Street. Votre point de vue est juste, c’est anticapitaliste de sauver les ‘too big to fail’. Ce mouvement me fait également peur pour certaines raisons dont en voici la principale: Des meneurs comme Michael Moore vont là et prône un plus gros gouvernement (communiste) pour corriger la situation. S’ils y arrivent, ils pourraient augmenter le problème car ils ne laissent pas les lois du marché s’appliquer et éliminent la concurrence. C’est vraiment du fascisme, où les GE de ce monde seront des rois. Par contre, je supporte les mouvements ‘End the FED’ qui ont lieu partout aux USA, également en ce moment, et qui sont censurés/ignorés par les médias. L’avenir nous dira comment ça va tourner.. Dernier point qui est en fait une question pour notre Paul national concernant les produits dérivés. Que pensez vous du nouveau 79 trillions de produits dérivés qui viens d’être accordé à BAC en partenariat avec JP Morgan Chase pour sauver une fois de plus ces produits toxiques?

  5. Antoine dit :

    Qu’est-ce que vous répondriez à quelqu’un qui dit que :

    L’inflation est la seule façon de contourner les rigidités du marché de l’emploi en réduisant pouvoir d’achat des ménages.

    Pour qu’un système fonctionne, il doit y avoir équilibre sur tous les marchés, donc pas de pénurie ni d’excédents de production.

    Actuellement sur le marché de l’emploi, les salaires sont rigides à cause de conventions collectives à la faveur de syndicats et à cause de salaires minimum trop élevées. Le corolaire est le taux de chômage artificiellement élevé qui tue la confiance des marchés financiers et effraie les investissements des entreprises.

    Un pays insolvable est comme un emprunteur insolvable: le prêteur devra encaisser des pertes.

    Si la Grèce fait faillite et que les banques créancières françaises n’ont pas les reins assez solides, alors elles devront elles aussi déclarer faillite, entraînant avec elles les épargnes de leurs dépositaires, qui eux aussi pourraient donc devoir faire faillite, etc. C’est un effet domino.

    C’est pour cela que la zone euro, le FMI et la BCE tentent par tous les moyens d’empêcher que la Grèce fasse défaut de paiement.

    • Quelle joie pour moi de répondre à tous vos commentaires pertinents !!! sérieusement.

      Tout d’abord la Grèce fait faillite … Done deal. Les négociations sont au sujet du sauvetage de tous ceux qui subiront la perte reliée aux obligations de la Grèce. C’est un transfert de perte d’un gouvernement (payeur de taxes) aux autres, en protégeant ceux qui ont pris un risque. Ce genre d’activité déstabilise les marchés qui ne sont plus des marchés alors tout est maintenant possible.

      Je suis très conscient que nos leaders croient que l’inflation est une solution. Ils préfèrent cela aux véritables solutions structurelles et la population aussi. Mais au point où nous en sommes, je crois que c’est devenu excessivement dagereux. C’est une question de long terme vs court terme. Et de polarisation des richesses.

      Quand les gens marchent dans la rue … c’est signe que la population commence à voir les stratagèmes d’appauvrissement collectifs. Mais la population votera-t-elle enfin pour quelqu’un qui proposera les vraies solutions ? Ils ont lancé le message à Obama que non lors des élections partielles l’an passé.

      Alors la solution Inflation est encore prônée et utilisée, encore ce matin par le plan de sauvetage Europe. Sauf que … ça ne fonctionne pas du tout …

      Est-ce que l’artificiel continuera de primer sur la réalité ? Telle est la question !

  6. berix dit :

    Difficile de gérer à long terme quand les gouvernements eux-même gèrent à court terme, leur horizon habituel étant les prochaines élections. Récession; peut-être, mais pas sous mon mandat! Ils ont tellement abusé de la presse à billets, des taux quasi nuls et autres remèdes de chevaux que les nouvelles interventions -même les plus massives- n’ont plus que des effets à court terme. Les développements en Europe sont très intéressants à suivre. On sent qu’un point tournant est proche. Ma seule crainte est qu’ils inventent encore une solution de comptabilité créative qui fera illusion quelques mois tout au plus.

    Merci de « chroniquer » de nouveau. Ça fait changement avec ceux qui déclarent la relance officielle après deux jours de montée technique.

  7. admir dit :

    tout à fait d’accord avec vous lorsque vous dites: »Aujourd’hui, et depuis au moins 2001, le scénario qui se produirait naturellement s’il n’y avait pas d’intervention ou de manipulation, est celui de la dépression déflationniste  ». Cependant n’est-il pas risqué de miser contre ces interventions et manipulations surtout lorsqu’on sait que tout les pays semblent agir dans le même sens? Il est clair maintenant que les taux d’intérêts vont rester bas pour longtemps. Les dividendes à la bourse sont maintenant plus élevés que les taux 10 ans aux USA. Les ratios cours-bénéfices sont de l’ordre de 12, ce qui est plus bas que la moyenne de 16…J’aimerais entendre vos commentaires sur ces faits que nous répètes les financiers. Merci!

    • C’est une des grandes questions : Qu’est-ce qui est plus risqué, miser avec des interventions qui appauvrissent la population à long terme, polarisent les richesses et augmentent la dette et le risque du système sans régler les problèmes systémique mais qui peuvent réussir à soutenir les marchés et l’économie pendant un certain temps … ou bien miser contre les interventions en croyant qu’elles sont sur le point de s’épuiser … faute de munitions et à cause de leurs effets pervers sur la population.
      En tant qu’investisseur à long terme, et en tant qu’investisseur qui utilise la prudence du bon père de famille, je suis porté à miser sur ce qui est soutenable et non sur les artifices éphémères.
      Donc, je mise plus sur l’évitement du risque causé par les interventions, que sur une position opposée. Je contrôle le risque pour pouvoir miser « partiellement » contre les interventions et supports artificiels en ayant des positions dans des titres qui font de l’argent quand ça baisse, mais je limite ces positions à niveaux raisonnables, laissant la majorité des portefeuilles en titres à risque minimum (obligations de moins de 2 ans et comptes d’épargne garantis par une banque et par le gouvernement).
      Ce n’est certes pas agréable mais à mon avis sage et jusitifé.
      Pour ce qui est des ratios cours bénéfices, je ne crois pas du tout aux bénéfices des banques. Je ne sais pas si historiquement il y a eu une aussi longue période durant laquelle le gouvernement a sanctionné, voire exigé par des lois, de manipuler les profits et la valeur des actifs d’une industrie majeure afin de sauver le pays.
      Il n’y a pas non plus à ma connaissance (sauf guerres) des périodes durant lesquelles les déficits et l’augmentation de la dette à tous les niveaux de gouvernements ont artificiellement gonflé les ventes des compagnies du pays.
      Si on ajustait les profits futurs « soutenables » pour l’inévitable réajustement vers des profits réels et la sortie du gouvernement de ses activités de support, la valeur actualisée des profits futurs nous démontrerait que le ratio cours bénéfice est plutôt élevé par rapport à la croissance future estimable.

      • P.B. dit :

        @Paul et admir :

        Je demeure pour le moins perplexe lorsque j’entends les analystes mentionner que le marché des actions est à un prix raisonnable parce que le dividende sur le SP500 est plus élevé que le  »yield » sur les les T-Notes des 10 ans…

        Comme si les investisseurs se réfugiaient dans les T-Notes ou autres obligations gouvernementales américaines dans l’optique de les conserver jusqu’à échéance… Il s’agit en fait d’un refuge face aux actions, lesquelles sont soumises à des bénéfices douteux et des dividendes fragiles.

  8. Martin Lavoie dit :

    Bon retour Mr. Dontigny,

    Vous avez malheureusement raison mais les marchés carburent de cette façon ces années-ci alors si on veut des rendements il faut s’ adapter je crois.
    Que pensez vous des analystes qui nous disent que les marchés sont sous évalués par rapport aux ratios c\b des compagnies qui sont à leur
    plus bas ?

  9. Steph V dit :

    Je trouve stupéfiant ce qui arrive en Europe. C’est mêlant car plusieurs acteurs sont impliqués Fonds-de-ci et Banques-de-ça. Je retiens cependant que l’Europe va émettre des Credit Default Swap pour garantir les dettes souveraines. Paul est-ce que je rêve ? Ça voudrais dire que les CDS émis par je ne sais trop qui sont maintenant pris en charge par les États ? Ils parlent d’effet de levier. Wow ! Ça m’apparait bien plus que du levier mais plutôt complètement fou. Les investisseurs vont continuer à «gambler». En plus les USA s’apprête à un futur QE3. L’argent (dollars) ne veut plus rien dire et les marchés vont aller là où les imprimeurs le désirent. Le DOW à 15000 et l’or à 3000, prochainement …

    • Je veux lire un peu plus pour comprendre moi aussi la portée du « deal ». Mais quoi qu’il en soit, quelqu’un doit prendre la perte et ce sera probablement la population par l’entremise de leurs gouvernements. Je ne vois pas comment cela pourrait être bon pour la croissance des ventes des compagnies.

      Je cherche aussi à savoir quel montant de l’aide déjà procurée à la Grèce sera affectée par ces protections. Le plus ridicule dans tout ça ets d’avoir donné des sommes énormes à la Grèce tout récemment.

      Il faut faire attention à la présomption qu’il y ait une relation liéaire entre la dévaluation de la monnaie et la hausse des prix des actions. Il y a certainement une relation mais elle peut être accompagnée de baisses de valeur, comme l’a démontré le marché de 2008.

  10. HP dit :

    Bien heureux de vous lire M. Dontigny!

    Je regarde ce qui se passe en Europe… et c’est un peu étourdissant. La pensée magique! J’ai des questions pour vous M. Dontigny. Qui va absorber le 50% « haircut » sur les dettes de la Grèce, la banque, l’investisseur ou le pauvre citoyen? Les fameux CDS qui en détient? Les détenteurs vont se faire plumer sans rien dire (faut vraiment être tata d’acheter des CDS pour se protéger d’un défaut de paiement d’un titre pis penser qu’y a pas un autre tata qui pourrait dévaluer le fameux titre… bais voyons)? Si tel est le cas, on vient de créer un très gros précédent… on vient de faire défaut sur des CDS! Est-ce à dire que c’est la fin du marché de l’assurance de produits financiers (peut-être une bonne affaire après tout)? Un peu paradoxal, on vient d’annoncer un write-off d’environ 200 milliards et les titres de banque européenne montent de l’ordre de 20%! On explique ça comment???

    • HP, j’ai écrit il y a plusieurs années, bien avant 2007, que les historiens qualifieraient la période commencée vers la fin des années 90 de  » The Looting of America ». Plus tard, j’ai écrit qu’ils appelleraient cette période « The Looting of the World ». J’espère qu’ils n’appelleront pas ça la 3iè guerre mondiale. Je ne sais pas à quand la dernière fois qu’il y a eu autant de protestations simultanées par les populations partout autour du globe. Mais ça ne s’annonce pas bien et l’ignorance combinée à la corruption sera certainement un frein aux véritables plans de restructuration dont nous avons réellement besoin. C’est très difficile d’analyser l’économie dans ce contexte de contrôle des effets marginaux sur l’économie par les gouvernements. Ils sont devenus tellement importants, eux et les banques centrales, dans leur impact sur l’économie, que l’analyse fondamentale est devenue inutile à court terme, ou tout au moins jusqu’à ce que les choses changent. La seule analyse valide à mon avis est de réaliser que les probabilités de régler les problèmes sans un coût énorme sont très … très faibles.

  11. Albi dit :

    Ce fond FESF de 1T EUR est un engagement colossal, pour des pays très endettés. La France était sous surveillance d’une agence de notation, au moins… selon mes mathématiques du primaire, ca n’a pas amélioré la situation financière de ce pays, donc que les agences de notation fassent leur boulot.

    Albi

    • Steph V dit :

      Albi,
      Dans le fond, quel est la crédibilité des agences de notations ? AAA ou bien BB+ ou encore CC- … Quose ça donne du moment que la presse à bilet fonctionne à plein régime … En plus il veulent que les Bric’s participent au Party du FESF. Si ça arrive ce sera un prélude à la WWIII (s’ajoutant au conflit USA-Chine). Commme disait le poète «This is the End»-Jim Morrison

      • Albi dit :

        Les agences de notation n’ont pas plus de crédibilité que toute autre autorité en finance pour moi, la règle que je préconise quand j’observe une situation en finance est de partir avec l’idée que les acteurs en sont corrompus et malhonnête. Ca comprend les gouvernements, les banques centrales, les institutions financières, la SEC et l’AMF, etc, et bien sur, les agences de notation.
        Jusqu’à preuve du contraire.

        Quand tu veux te démarquer en crédibilité, tu dois marquer des bons coups. Le AAA donné aux PCAA, c’était « tendance », car c’était difficile de démolir la crédibilité d’un produit sophitiqué que tout le monde financier aimait… mais l’agence qui aurait osé aurait gagné en crédibilité ajd. Un peu comme les bears avant la crise mais aussi avant le bull market qui a suivi le bear de 2008.

        La décote des pays affichant une dette trop lourde et des engagements trop importants sont des choses à faire pour les agences de notation afin qu’elles rattrapent un peu de leur crédibilité.
        Avoir aussi de bons barêmes d’évaluation fait aussi parti de leur travail: c’est aussi important que de bien les appliquer.

        Albi

  12. Antoine dit :

    Qu’est-ce qui fait que les élites n’apportent pas les solutions appropriées ? Conflit d’intérêt, car possibilité d’en tirer partie ? Manque de connaissances économiques ? Lobby ? Manque de couilles, car peur de laisser le bateau couler ? Vision à court terme ? la connerie humaine ? Le monde dans lequel on vit est rendu tellement complexe avec toutes ces manipulations, ces interventions qu’il est difficile pour quelqu’un en-dehors du milieu (et même dans le milieu) de comprendre ce qui se passe et les effets que ça pourrait avoir. Prenons la dette des États-Unis, 14 980 milliards $, est-ce que c’est un chiffre imaginable pour un humain, totalement pas…

  13. Steph V dit :

    À Albi et Antoine (et tous en fait) :

    Ceci devrait drôlement vous intéresser:
    Une Super-société dirige l’Économie Mondiale… et cela pourrait être effroyablement instable !
    http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/mister-jones-une-super-societe-dirige-l-economie-mondiale-et-cela-pourrait-etre-effroyablement
    &
    http://www.youtube.com/watch?v=2ZlAqd5NiKY)
    J’aimerais avoir vos réactions !

    • Intéressants commentaires sur vos liens. Ça fait penser au temps où les Bronfman « contrôlaient » plus de 40% de l’indice TSE-300 dans les années 80 et aux Keiratsu Japonais de la fin de la croissance du Japon fin années 80 et début 90.(http://www.investopedia.com/articles/economics/09/japanese-keiretsu.asp#axzz1c7fFFIPH)

      Que ce soit les compagnies dans le capitalisme, les armées et polices secrètes dans d’autres systèmes (peut-être dans le capitalisme aussi …), il est humain que les gens ayant succès et/ou pouvoir tentent de les augmenter. Les gouvernements sont supposés avoir la presponsabilité fiduciaire face à la population de protéger les citoyens contre les excès de pouvoir. Ceci est vrai dans tous les systèmes et c’est pour cette raison que c’est au gouvernement que nous trouvons le plus de corruption, parce que le gouvernement a officiellement le pouvoir souverain et légal.

      Le risque que plusieurs grandes institutions soient inter-reliées réside esentiellement en l’existence de dette. C’est pourquoi, entre autres, je compare souvent la situation actuelle à celle du Japon.

    • Antoine dit :

      Ça ne me surprend guère, en fait plus rien ne me surprend. Nietzsche avait prédit une chose pareille… Pour moi, pour ma génération(j’ai 18 ans) soit le futur sera instable(guerre civile, économie UP and DOWN), soit il sera difficile (règler la dette par augmentation taxe, impôts, etc.) soit il sera artificiel(situation comme présentement). Une société mondialisé totalement ou super-société est très probable…

      • Antoine, je le crois aussi mais si on recule dans l’histoire pour comparer, ce sera tout de même mieux que de ramasser du blé pour le roi, ou de travailler dans une mine 14 heures par jour 6 jours semaine… Sauf que .. avec la technologie, l’instruction et les capacités de notre société, c’est très désolant cette bêtise humaine. Individuellement il faut découvrir comment se positionner dans ce système pour en bénéficier. La première étape est la connaissance … il faut en acquérir le plus possible !

        • Antoine dit :

          J’aime bien votre phrase: » Sauf que .. avec la technologie, l’instruction et les capacités de notre société, c’est très désolant cette bêtise humaine. »

          On le voit en ce moment avec Occupy Wall Street et divers mouvements, même si la middle-class et la low-class ne sont pas les plus éduqués, les plus riches, ils ne se laisseront pas bernés et entraînés par les gens malintentionnés. Ce que j’aime moins c’est qu’ils vont souvent à l’encontre de leurs libertés, sans s’en rendre compte.
          Vivement l’ère de l’information..!

    • Albi dit :

      Les états fonctionnent déjà un peu comme des entreprises de service de mauvaise qualité, avec des clients (forcés, les contribuables) et des actionnaires, les banques et marginalement, les autres détenteurs de titres de dette. La différence importante – cruciale entre les deux modes de gestion est dans le « contrôle de qualité » des actions des autorités.

      Dans une démocratie, ce sont les gens qui donnent leur bulletin aux gouvernements et dans les compagnies, ce sont les actionnaires. Voudriez-vous d’un système où ce sont les banques et ceux qui ont de l’argent qui dictent au gouvernement – sans se cacher comme maintenant – les lois à adopter pour le bien collectif?
      Remarquez, la démocratie a échoué comme système viable dans presque tous les pays occidentaux, alors la question de la forme et structure du prochain système de vie collective à adopter est ouvert et à discuter, selon mon humble opinion.

      Albi

  14. admir dit :

    M. Dontigny. Vous proposer une approche à contre-courrant sachant que l’ensemble des gouvernements se sont concertés pour organiser une reprise basée sur l’enrichissement des investisseurs et la création d’inflation pour diminuer l’effet de la dette. Comment gerer vous le risque relié à l’appauvrissement potentiel de ceux qui ne participeront pas au plan qui se met en place. Moi j’ai plutôt tendance à accorder un certain pourcentage de chance de succès (même s’il est faible) à ce plan sachant que ceux qui nous dirigent en sont les supporteurs. N’y aurait-il pas avantage à investir en tenant compte de tout les scénarios possibles (vous en comptez 4) et en investissant selon leurs probabilités de réussites? Je vous donnes un exemple: Si j’accorde 20% de chance de réussite à un scénario qui serait favorable aux actions, ne devrais-je pas laisser une partie de mes investissements en actions( environs 20%)? Au moins, si ce scénario se réaliserais, j’aurais participé au gains sur les actions ce qui pourrait compenser pour les autres actifs…. Par votre exposition des 4 scénarios possibles, vous êtes conscient qu’il y a un risque à être prudent dans le marché actuel, mais j’aimerais comprendre comment vous gerez ce risque. Merci!

    • Admir, en fait je propose exactement d’investir en tenant compte des 4 scénarios. Je gère le risque en premier et le rendement potentiel en second. Ce qui, à mon avis, maximise le rendement ultimement. Je ferai une chronique vidéo bientôt pour expliquer la logique de cette approche.

  15. Yves dit :

    Merci, un plaisir de lire votre blog et visualiser à nouveau des videos, cette fois-ci sur votre blog. Le scenario 2 à la japonaise n’est selon Jim Rogers pas possible car il y a une grande différence : en 1990 le Japon était un créditeur net alors qu’aujourd’hui US/Europe sont des débiteurs vis à vis du monde. Qu’en pensez-vous ? Ce scenario me semble le plus probable mais je suis aussi sensible aux arguments de Jim Rogers qui ne garde pas sa langue dans sa poche.

    • Le problème du Japon n’était pas gouvernemental. C’étaient les Keiratsu ou conglomérats verticaux et horizontaux qui avaient amassé une dette colossale basée sur l’idée que le prix des actifs qu’ils finançaient ne baisseraient jamais … comme les produits dérivés qui ont été créés off balance sheet sans que perosnne ne réalise l’ampleur de ces actifs/passifs.

  16. sassy2 czentovic dit :

    j’ai été très inquiet de votre absence (et déstabilisé dans ma vie de tous les jours y compris sur les marchés)
    je pressentais que vous aviez subi des pressions à l’instar d’yves lamoureux (le jour d’une certaine chronique je lui ai dit qu’il allait recevoir une pink slip PTDR), ou qu’il vous était arrivé un grand malheur…

    oui la clef pour la Grece et le reste est le comportement de L’ISDA sur cds: avec l’assentiment des US on vient de répudier une partie d’un paquet de monnaie gigantesque

    tout est possible, nous sommes en eco de guerre avec un tx de participation de l’Etat maximal dans les Pib, les Etats étant encore netre eux dans des equilibres cooperatifs , jusqu’a quand?

    suis francais et je peux vous certifier que cet été la finance US nous a attaqué (banques et tous les titres parapubliques…): pour nous obliger à aller aux QEuro (pour soutenir aussi le dollar)

    par ailleurs, en ce qui concerne le semblant equilibre cooperatif entre gouvernements (y compris BNS!), je viens de comprendre que la situation était tellement urgente que ce qui est mis en place en europe actuellement devait l’être AVANT les prochaines elections (france all)…
    car il aurait été IMPOSSIBLE que cela passe après

    sinon, le souhait actuel des gvt serait un rallye sur les equity notamment en europe.
    S’il n’a pas lieu il faudrait que vous commenciez à aborder le risque dépositaire&contrepartie (de titres) dans vos chroniques

    • Je n’ai jamais subi de pression de Transcontinental au sujet de mes opinions ou formats de présentation, à part peut-être que mes textes ou vidéos étaient perçus comme trop longs mais même là on ne m’a jamais contraint à changer.

      Pour le reste, tant que rien n’est fait pour adresser la source structurelle de nos prblèmes (dette, spéculation et consommation excessive) je vais continuer de prôner l’évitement du risque dans plusieurs titres, incluant les titres reliés aux risques des produits dérivés et des institutions financières.

  17. okavongo dit :

    Sincèrement content de votre retour Paul.

    J’ai l’impression (fausse ?) d’une inflexion de votre regard sur la situation actuelle. Le déflationniste convaincu et convaincant envisage l’hyper-inflation comme scénario possible… De ce fait, je me demande quel est votre position actuelle vis à vis de l’or. J’avais le sentiment que vous faisiez preuve d’une « indifférence respectueuse » vis à vis du métal jaune. Nombre de fois en écoutant vos chroniques et vos arguments, j’ai cru qu’au moment de la conclusion que vous alliez affirmer une conviction pour l’or… Ceci dit, votre approche raisonnée de différents scénarios est très pertinente et je la conseille à tous les apprentis investisseurs. Se baser sur un seul scénario est à mon sens suicidaire. Dans cet esprit, je privilégie actuellement les métaux précieux d’un coté et le cash de l’autre (influencé en cela par votre éclairage). Le scénario optimiste n’est malheureusement pas le plus probable et si par bonheur il arrive, alors j’ai mon job pour augmenter mon épargne.

    Concernant le FESF , j’espère que l’effet de levier sera maîtrisé, sinon le risque est extrême. Je pense que les Allemands veillent au grain. J’ai lu ou entendu quelque part qu’un moyen de démultiplier l’effet du FESF serait de ne garantir qu’une partie des obligations, 20% par exemple. Cela me semble une bonne solution qui éviterait les effets pervers du levier. Mais je ne suis pas convaincu que cela suffisent à convaincre les investisseurs…

    Désolé pour la longueur du commentaire et merci pour vos chroniques.

  18. Depuis quelques mois après le début de QE2 (août 2010) j’ai noté que la probabilité du scénario crise de monnaie-hyperinflation augmente tranquillement. D’autre part, même si ce scénario se produisait, il est possible que le scénario déflation-dépression se serait produit auparavant.

    Plus les pays et banques centrales impriment et empruntent, plus le scénario crise de monnaie devient plausible.

    Or : Au prix actuel, l’or n’est une protection que contre un désastre complet. Si nous évitons l’effet domino financier et de crédit, et que nous sombrons dans une dépression déflation, même avec des monnaies fortement dévaluées sans toutefois créer un risque qye le système implose, l’or pourrait retomber autour de 400$. Risque-rendement, ce n,est pas un bon « investissement » en soi. Mais ça peut être une police d’assurance (donc il y a un coût) ou à l’extrême, l’or peut être utilisée comme une monnaie et idéalement serait détenues alors physiquement. Il y a des coûts et des limites aussi à l’utilisation physique de l’or dans ce contexte.

    • YBertrand dit :

      Bonjour. Concernant le prix de l’or. Dans un scénario de super inflation qui durerait par exemple cinq ans et qui rendrait les biens deux fois plus dispendieux. Avec le prix de l’or qui demeurerait le même malgré l’inflation, sa valeur réelle ne diminuerait elle pas proportionnellement. En ce qui a trait à une période de déflation récession, je crois que les biens immobiliers et durables en prendront pour leur rhume alors que les biens à la consommation tels que les aliments, vêtements et autres augmenteront en flèche. La récession ne serait elle pas le produit de l’augmentation de l’indice du coût de la vie ajouté à la perte de valeur des biens immobiliers et durables. Dans ce scénario, la situation de l’emploi ne changerait pas et demeurerait dans son marasme actuel. Merci et bonne journée

  19. Okavongo dit :

    Merci pour vos éclaircissements.
    Je demeure sceptique sur la possibilité de voir en même temps des monnaies dévaluées et l’or à 400$…
    Donc à mon sens, l’or protège contre l’explosion du système, les dévaluations compétitives des monnaies, l’hyper-inflation et en bonus à une conséquence possible d’une forte déflation : la panique bancaire. Cela suffit à me convaincre d’en détenir effectivement comme une assurance.
    Mais j’en détiens plus que comme assurance, car il suffit que plus de gens veulent se protéger ou autrement dit, il suffit que plus de personnes pensent que le risque systémique augmente pour que le cours de l’or s’apprécie encore. A mon sens, l’or constitue La Monnaie. Mais, je conçois que cela constitue une gymnastique d’esprit particulière et je peux bien sur être en train de croire à une chimère. Qui vivra verra…

  20. sassy2 dit :

    risque depositaire: quand on parle du loup:MF GLOBAL!

  21. YBertrand dit :

    Un objet qui attire mon attention concerne le degré de méprise du système par rapport au degré d’incurie qu’ont les gens qui vivent au-dessus de leurs moyens, faisant ainsi partie du problème et non de la solution. Les mouvements “Wall Street” et “99%” s’éteindront-ils rapidement ou est-ce le contraire. Nous verrons.

    Ce n’est pas seulement le système financier qui est gravement malade mais bien tout le système au complet. Si un gouv. tente de couper dans un service ou en augmente les frais, il se fait dilapider sur la place publique. Nous demandons aux gouv. ce qui est impossible, offrir de plus en plus de services tout en coupant dans les dépenses.

    De plus avec des infrastructures qui commencent à nous tomber sur la tête, et ce n’est qu’un début car il n’y a pas que les routes et ponts qui sont fragile mais bien tout l’infrastructure scolaire et hôspitalièere qui ont presque toutes apparues dans les années 40-50-60 qui tombent en morceaux. Hors si les gouv. pourront sabrer dans les dépenses courantes ils auront tout de même besoin de sommes monumentales pour réparer et continuer à offrir le minimum.

    Avec l’annonce aujourd’hui du BIT (Bureau International du Travail) qui indique qu’il y aura un manque de 40 millions d’emplois d’ici peu, nous ne sommes pas sortis du bois.

    Je présumais (et non préférais) depuis 2008 que nous traverserions une longue période d’inflation (dont les taux augmenteront lentement). Une étude effectuée par plusieurs centaines d’actuaires, répondant à un projet d’études de l’Université de Chicago démontre clairement que les inventaires de produits finis ainsi que les inventaires dites “secondaires” telles que les pièces pour produits finis, avaient décliné de 35% au cours des deux dernières années (2009-2010). Ce projet d’étude sur cinq ans termine en mars 2014, je tenterai de mettre la main sur le document afin d’en faire part.

    Ce projet d’étude concerne notamment les manufacturiers et industries, les grossistes ainsi que les détaillants. Il semble que tous les secteurs ont réagi de la même façon. Il n’y aura donc pas, selon moi, de reprise au niveau de la fabrication pour encore deux à trois ans. Faut-il penser que les millions de travailleurs qui ont perdu leur emploi depuis 2006 devront retourner au travail avant que l’on pense vraiment à parler de reprise de l’emploi.

    “L’écoeurantite” n’est pas encore assez aiguë et ne sensibilisent que les mieux informés et scolarisés, il n’y a pas encore un véritable mouvement pour le changement, je dirais même que nous en sommes encore aux “discussions de salons”, ce n’est qu’à l’usure qu’un mouvement plus radical viendra prendre place et c’est à ce moment que les enjeux seront mieux débattus et apporteront de véritables changements.

    Je vous invite tous à suivre de très près ce qui se passera en Grèce durant la prochaine année car il m’apparaît que les bouleversements que vivront ces gens mais surtout les réactions qui s’enchaîneront par la suite nous donnerons le pouls de ce que nous devrions nous attendre.

    Merci et bonne journée

  22. JFGelinas dit :

    La Grèce qui nous annonce un référendum surprise, ma foi, et je ne pensais jamais dire cela, c’est quasiment plus excitant (et stressant) qu’Occupation Double ! Merci Paul de continuer à nous écrire. Est-ce moi ou la qualité des interventions ici vole un tantinet plus haut que sur un certain site financier ? Et c’est pour le mieux !

    Pour ma part, je pense qu’on néglige beaucoup les jeunes dans l’équation. Ceux-ci sont fortement endettés et l’accès à une résidence devient de plus en plus difficile. Combiné à une certaine précarité d’emploi, je crois qu’il est difficile pour eux de mettre des sous de côté. Je peux les comprendre. À ce problème d’investissement à long terme s’ajoute les « vieux » qui sortent progressivement leur argent du marché. Avec tout ce qui se passe mondialement (la bulle Chinoise, l’europe, les dettes publiques, alouette !) je vois difficilement comment un scénario catastrophe à moyen terme pourra être éviter. Pour ma part, je roule à une auto familiale et je fais des sacrifices (ma maison est payée et j’ai 36 ans). Je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir financier mais j’ose croire que j’aurai des liquidités pour y accéder et profiter des occasions potentielles. J’ai l’impression que la majorité des planificateurs financiers tiennent le discours suivant : « ça va bien aller ». Jusqu’à ce que ça aille mal … Pour le reste, bien malin qui peut prédire avec certitude !

    Mais c’est quand même intéressant de voir cette tranche de l’Histoire se dérouler sous nos yeux …

  23. Steph V dit :

    Grecs & Démocratie.
    Si le président Grec tient promesse et soumet à son peuple l’entente de l’Europe, ça va être enfin une véritable leçons aux marchés financiers et de la finance. Souhaitons bonne chance à cette initiative et à toute autres de même genre ( L’italie et l’Espagne devraient suivrent). Ce ne sont pas les Grecs qui ont falsifiés leurs chiffres pour entrer dans l’UE, c’est bien les sbires de Goldman Sachs. Et bien qu’ils paient à leur tour maintenant! Lueur d’espoir ? Je le souhaite !

  24. Antoine dit :

    @JfGelinas.. Je crois que la plupart des planificateurs financiers sont dans beaucoup de cas en conflit d’intérêt puisque quand ça va mal qui veut vraiment investir dans l’investisseur moyen. Le planificateur tire son travail de l’investisseur, alors si celui=ci s’en va…

    Mais j’admire des gens comme Paul qui ont au moins un peu d’humilité.
    J’avais été voir un planificateur pour placer les épargnes que j’ai et il me vantait les occasions qu’il y avait et qu’avec un capital garantie je pourrais peut-être avoir jusqu’à 5% en bloquant mon argent sur 5 ans… et bien je suis parti avec mon argent !

    • admir dit :

      @Antoine. Qu’est-ce qui vous a fait reculer? Bloquer son argent pour 5 ans ou le 5%? Moi si on me garantissait 5% sur 5 ans je bloquerait tout ce que j’ai…Présentement je peine à faire du 2 à 3%…

      • admir, les obligations de l’Ontario donnent environ 1,9% pour 5 ans et les obligations de la Banque Nationale 2,5%. L’émetteur qui doit payer 5% offre certainement du risque ou des contraintes supplémentaires. Avec la situation actuelle des marchés, il est fort possible, voire probable, qu’un bas historique se produira dans le prix des actions quelque part au cours des 5 prochaines années. je ne voudrais pas que mon argent soit gelé lorsque cela se produira.

        D’autre part, si le scénario hyperinflation se produisait de manière violente et rapide, je ne voudrais pas non plus être « gelé » à 5%. Il faut aussi considérer le fait que pour devoir payer 5%, c’est qu’il y a un risque de crédit.

        • admir dit :

          Je comprend bien qu’il est impossible de faire des rendements de 5% sans prendre des risques. Comme vous dites les CPG 5 ans sont a 2.5%… Croyez-vous cependant que l’assurance dépôt est assez solide pour répondre à une crise majeure avec plusieurs banques en difficultés. Saviez-vous que L’ADC guaranti même des CPG boursier? Tout cela pour dire que des risques il y en a partout même dans les CPG. Est-ce que je me trompe?

          • Les plans d’aide utilisés depuis 2008 au Canada, les pertes de la Caisse de dépôt, les rachats d’hypothèques par la SCHL, les garanties offertes par le gouvernement et nos déficits sont la preuve que vous avez raison. Si je ne m’abuse, aux États-Unis la FDIC est en manque de fonds …

      • Antoine dit :

        Admir. 5 % j’aurais bien aimé oui, mais je vois pas avec l’état des marchés comment j’aurais pu le faire ce 5 % ? C’est une offre pas quelque chose de béton. Je m’étais mal exprimé

  25. Okavongo dit :

    @Steph V : Qui va gagner si la Grèce va jusqu’à un « vrai défaut ». Ceux qui ont des CDS grecs… Qui en a ? Mystère. Mais rien ne dit que les gagnants ne soient pas encore les mêmes… Qui va perdre ? Ceux qui ont émis les CDS ? Qui sont-ils ? Mystère…

    Au passage, ne pas payer les CDS alors que la dette grecque devait subir une décote de 50%, n’est-ce pas une preuve supplémentaire de l’absence de capitalisme soulignée par Paul ?

    Nous vivons décidement une époque formidable :/ Cerise sur le gateau, les 4 chefs d’état major de l’armée grecque ont été limogé hier…

  26. Yug dit :

    Bravo pour ce blog,
    le seul qui cherche les faits a mon avis.
    Partout dans les médias la naiveté des dirigeants est souvent souligné par beaucoup de monde.
    Comme si le premier venu par simple « instinct«  peut comprendre que les dirigeants font tous erreur.
    Et si c’était justement le contraire que le plan maitre marche a merveille, que tout ca est voulu et conduit tranquillement la ou il se doit. Mais qui donc a a gagner de tout ca. Les grandes banques ne perdent jamais, refile la facture a la population (lire gouvernements)
    Il semble bien que c’est la privatisation qui est recherché. Plus de pouvoir au multi-nationale, jusqu’a une super méga-multi-nationale meme qui aurait un pouvoir mondial incroyable.

  27. Chief dit :

    Aujourd’hui c’est drôle et triste en même temp. Tout les journalistes financiers..hemhem…dise ne pas savoir s’ils comprennent pourquoi ca monte…???…une prise de perte…ou une couverture de marge?!?

    • Moi je peux vous affirmer que je ne comprends pas pourquoi ça monte autant. Choix : Short covering, dollar US baisse, certains croient en la reprise, informations privilégiées de plans d’aide à venir, Support par la Fed et autres, support par le Japonais (intervention pour la monnaie) …

      Ce n’est certainement pas parce que la valeur des actions a augmenté de manière soutenable à long terme depuis quelques jours.

      Je peux aussi vous dire qu’historiquement, les plus grands rebonds se produisent dans les plus grands marché Bears. Septembre avait été dur évidemment.

      • Albi dit :

        Mon choix: selon les spéculateurs, la valeur des profits futurs (prochains six mois, plus loin dans le temps, les marchés s’en foutent presque) sont étroitement reliés à la réussite du plan d’aide destiné aux PIIGS et aux banques européennes.

        Tout ce qui compromet la mise en place de ce FESF est perçu comme un événement de type systémique imminent susceptible de faire s’effondrer le marché des titres de dette en Europe et dans son sillage, les institutions financières qui en sont porteuses.

        Le fameux référendum Grec, la mise en place d’un plan d’austérité crédible Italien, le désastre de la première émission d’obligation du FESF, le manque d’intérêt des BRICs pour le sauvetage de l’Europe… tout rend la situation volatile, dans un sens comme dans l’autre: si le FESF est implanté, les prochains six mois seront possiblement normaux au niveau corporatif – DOW 12500 – 13500, si l’Europe sombre dans la crise obligataire, l’effet domino et la recession (dépression) guette sérieusement – DOW 9000 (5000?). Dans ces conditions, le prix des actions est hautement imprévisible. Comme on dit au casino: faites vos jeux…!

        Sérieusement: prudence!
        Albi

        • Albi suggérez-vous qu’aux États-Unis le schoses sont « normales » ? Personnellement, je crois que les médias et leaders ont réussi à convaincre tout le monde que le seul problème qui reste à régler est l’Europe … en fait, que c’est même seulement la Grèce. Je ne suis évidemment pas d’accord… Je vois dans votre commentaire toutefois la notion de 6 mois et donc de myopie des marchés (investisseurs tant institutionnels que individuels) face aux profits futurs. Le marché ne se soucie pas de la soutenabilité des profits. C’est d’ailleurs pourquoi les investisseurs à long terme peuvent être rémunérés pour leur patience et leur risque.

          • Albi dit :

            « Normal » n’était effectivement pas un bon choix de mot. « Relativement stable » était p-e un meilleur choix.

            Albi

      • Albi dit :

        Concernant les Japonais, il semble que leur banque centrale ne fait que tenter de briser la spéculation en soutenant la parité USDYEN pour dévaluer le Yen. Rien pour soutenir les marchés, mais seulement leurs exportations. Pour ce que ce genre d’intervention vaut…

        Albi.

        • Steph V dit :

          Bien sûr les médias anglo-saxons n’en n’ont que contre l’Europe (encore). Mais en novembre Obama n’a-t-il pas des bébelles à faire passer à son cher Congrès ? Je pense que oui moi. En plus, est-ce que les banques US vont si bien que ça ? Je pense que non. Pas de nouvelles – Bonnes nouvelles pour les USA vous direz? Non je crois que le proverbe ne s’applique pas ici. Mais avec les Abracadabras d’Hélicoptère Ben le magiien qui le sait ?

  28. admir dit :

     »On doit tout mettre à plat et effacer les dettes et reconstruire un nouvel ordre monétaire international » Paul Jorion. Que pensez vous de cette approche? Est-ce possible de faire ce genre de reset sur l’économie? Qu’adviendrait-il de nos avoir? Merci!

  29. Balinou dit :

    Je vous recommande ce blog très instructif sur l’économie américaine. Il va dans le même sens. Notre avenir est bien sombre … y compris en Europe
    http://criseusa.blog.lemonde.fr/
    Un français de Paris

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